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 Qu’est-ce que l’État islamique ? Éléments d’analyse marxiste

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bugsy
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MessageSujet: Qu’est-ce que l’État islamique ? Éléments d’analyse marxiste   Ven 5 Fév - 15:32




On lit souvent que l’État islamique est une création de l’Occident. Qu’en penses-tu ?

Nicolas Dessaux  (Président de l’association Solidarité Irak, militant syndical): La genèse de l’État islamique, ou Daesh, en 2006, dans le contexte de la guerre civile en Irak, par le rapprochement entre Al-Qaeda en Irak et d’autres groupes armés, est bien connue des analystes sérieux. Ce nouveau mouvement s’est rapidement émancipé d’Al-Qaeda, puis s’est étendu sur le territoire syrien à la faveur de la guerre civile déclenchée par le régime de Bachar El-Assad pour écraser le soulèvement populaire lors du Printemps Arabe. Cette dynamique est indissociable de l’occupation de l’Irak par les USA et leurs alliés. Elle est également traversée par les tensions internationales entre les USA, l’Iran, la Turquie, des monarchies du Golfe persique et la Russie. Tous ces éléments forment le terrain dans lequel l’État islamique a pu apparaitre et se développer, mais ça ne suffit pas à expliquer ce qu’il est.

Au début de la guerre civile en Syrie, les états opposés au régime de Bachar El-Assad ont soutenu en argent et en armes les forces d’opposition. D’une manière ou d’une autre, une partie de ce soutien est parvenu jusqu’à l’État islamique, ne serait-ce que par les défections de combattants d’autres armées. Des financements privés directs en provenance du Qatar et d’Arabie saoudite semblent également avérés, comme c’est le cas pour de nombreuses organisations islamistes dans le monde. Daesh bénéficie surtout du soutien tacite du gouvernement turc dans le cadre de la lutte contre leur ennemi commun, le PKK et sa branche armée en Syrie, les YPG. Mais c’est bien parce qu’il représentait une force cohérente, qu’il était un acteur crédible capable de satelliser ou d’absorber certains de ses rivaux que l’État islamique a pu bénéficier de ces soutiens. Ces soutiens ont considérablement aidé son développement, mais n’expliquent ni sa création, ni sa base sociale.
Considérer l’État islamique comme une pure création occidentale, c’est considérer Daesh comme une simple marionnette en se contentant de chercher qui tire les ficelles. La version atténuée de ce mode de pensée consiste à y voir le simple produit des circonstances, en pointant du doigt les puissances impérialistes ou des considérations géostratégiques selon les présupposés politiques de l’auteur. Ce qui est gênant dans ces analyses, même si elles peuvent signaler des déterminants intéressants de la situation c’est qu’elles esquivent l’analyse de Daesh comme acteur autonome, comme sujet politique. Au fond, c’est une pensée teintée de colonialisme qui voit le moyen orient comme le réceptacle passif des tensions impérialistes, seuls véritables sujets agissants. C’est un travers fréquent de sortir du cadre de l’analyse de classe pour s’ne tenir à l’analyse géopolitique dès que l’on touche au Moyen-Orient.

Comment, justement, analyser l’État islamique en termes de classe sociale ?
Nicolas Dessaux : Daesh représente donc les intérêts d’une classe bien déterminée, la fraction évincée de deux États où la bureaucratie et l’armée jouaient un rôle essentiel, en l’absence d’une véritable bourgeoisie, d’une classe capitaliste au sens propre. Son insistance à se présenter comme un véritable état, comme l’État islamique, et à s’entourer de tous les attributs de la souveraineté, ne sont pas anecdotiques, mais expriment sa véritable nature de classe. Cela ne l’empêche pas d’entrer en relation avec le marché international, que ce soit pour vendre du pétrole, acheter des armes ou réaliser des opérations financières, comme d’autres bureaucraties avant elle, mais assimiler Daesh à « la bourgeoisie » de manière générique, comme on le lit parfois, est aussi trivial que d’en faire des « fous de dieu » sans base sociale. Au contraire, la place que l’État islamique a prise comme acteur régional est liée à sa situation de classe.

L’État islamique est installé à cheval sur la frontière syro-irakienne. Ce sont deux pays dans lesquels l’économie est organisée par l’État. La classe bureaucratique qui domine l’État tire ses revenus de l’impôt, mais aussi du capital dont elle dispose à titre collectif, et enfin de la corruption, quasiment institutionnalisée. Les régimes bassistes de Saddam Hussein et d’Afez El-Assad avaient nationalisé l’essentiel de la production pétrolière, minière et industrielle. Ils avaient imposé le monopole de l’État sur le commerce extérieur. Le secteur privé pesait moins de 10% de l’activité économique et concernait surtout les petites entreprises. La bourse syrienne n’existe que depuis 2009, par exemple. Dans les années 1990, au cours de la vague néolibérale, la Syrie a privatisé une faible partie de son économie, mais les privatisations ont surtout profité aux enfants de bureaucrates. C’est la disposition de charges publiques qui permet d’accéder au capital et non le contraire. Cette nouvelle bourgeoisie est entièrement dépendante de l’état, c’est-à-dire de la bureaucratie et de l’armée. Son influence politique est donc très faible.

Au Kurdistan d’Irak, une classe de nouveaux riches, d’entrepreneurs privés, est apparue après la répression du soulèvement des conseils ouvriers en 1991. Elle est en grande partie formée d’anciens émigrés aux USA ou d’autres pays occidentaux, qui ont fait fortune là-bas et sont revenus investir dans leur région natale à la faveur de l’autonomie de fait qu’elle a connue pendant 12 ans, entre les deux guerres du Golfe. Mais elle reste très liée à l’appareil des partis nationalistes qui se partagent le pouvoir, l’UPK et le PDK. Dans le reste de l’Irak, cette nouvelle bourgeoise n’a commencé à se développer qu’avec l’occupation, à partir 2003. Mais le rythme des privatisations est très lent. La guerre civile est un frein aux investissements, les infrastructures sont obsolètes et déliquescentes, la main d’œuvre la plus qualifiée a quitte le pays. Si bien que l’État reste gestionnaire d’une grande partie de l’économie. Quand on parle de bourgeoisie dans ces pays, il faut donc être très prudent car c’est l’État qui est le principal détenteur de capitaux et le principal propriétaire foncier.

Dans ces deux pays, la classe qui tient les rênes de l’État, la bureaucratie et l’armée, a éclaté. En Irak, dès les premières années de l’occupation les américains ont mis en place la débaasisation de l’administration et de l’armée. Ils ont évincé systématiquement les membres du parti Baas, y compris dans la gestion des entreprises. Mais, dans ce régime totalitaire, la carte du parti était quasiment obligatoire pour obtenir une place dans l’appareil d’État ou dans l’économie, à quelque niveau que ce soit. La purge a profité à la clientèle des partis installés au pouvoir par les forces d’occupation, c’est-à-dire pour l’essentiel les partis islamistes chiites.

Or, le baasisme avait fini, surtout entre les deux dernières guerres du golfe, par se muer en islamo-nationalisme. Contrairement à une légende soigneusement entretenue en France, le baasisme n’as jamais été véritablement laïque, mais il s’est rapproché de la religion quand le socialisme a cessé d’être une référence mobilisatrice, après 1991. Le sunnisme était devenu sa base idéologique, d’autant plus que les chiites étaient considérés, depuis la guerre Iran-Irak, comme des ennemis de l’intérieur, une sorte de cinquième colonne toujours prête à trahir au profit de l’Iran chiite. L’armée américaine a simplement retourné le processus, en plaçant les partis islamistes chiites au pouvoir et les sunnites en suspicion, comme s’ils étaient forcement des partisans de Saddam Hussein. C’est sur la base de cet essentialisme ethnico-religieux que la guerre s’est développée.

Pour les officiers et les administrateurs évincés du pouvoir, la lutte armée contre l’occupation et les attentats aveugles contre les chiites faisaient partie du même processus de reconquête de leur pouvoir perdu. Elle était préparée de longue date par le régime de Saddam Hussein. Après tout, ce dernier avait fait ses premières classes dans la lutte armée pour la prise du pouvoir par le parti Baas, dès la fin des années 1950. Dans la guerre civile, les groupes armés sunnites représentaient les intérêts de cette fraction évincée de l’armée et de l’administration.

Lorsqu’ils ont compris où menait leur politique de débaasisation, les USA ont infléchi leur politique et cherché à réintégrer les groupes armés sunnites, d’autant plus que cette politique les privait de nombre d’administrateurs compétents. Ils ont utilisé, avec un succès limité, certains de ces groupes comme mercenaires contre Al-Qaeda, en jouant sur l’opposition entre leur islamo-nationalisme et le jihadisme, très hostile au nationalisme. Mais la branche irakienne d’Al-Qaeda s’est spécialisée dans les attentats antichiites, contrairement aux habitudes du réseau international plus favorable a une vision plus unitaire de l’Umma. Elle pouvait donc apparaitre comme la seule à poursuivre a la fois le combat contre les USA et contre les chiites, la seule à défendre vraiment les intérêts de la fraction évincée de l’État. Lorsque Al-Qaeda a du se retirer en Syrie a la fin de la guerre civile, elle a conservé leur soutien. Aujourd’hui l’encadrement militaire de l’État islamique est largement assure par d’anciens officiers baasistes irakiens, tandis que son contrôle sur les villes s’appuie sur les administrations en place.

En Syrie, le processus est un peu différent, mais convergent. Lors du printemps arabe du 2011, la machinerie de l’État s’est fractionnée jusqu’au plus haut niveau des ministères, de la diplomatie et de l’armée. Ceux qui dénonçaient Assad après l’avoir servie espéraient retrouver leur place privilégiée après sa chute, qui leur semblait inéluctable. C’était un choix intéressé, mais pas irrationnel. Une partie a rejoint l’Armée Syrienne Libre ou d’autres groupes d’opposition. Mais, contrairement aux dictatures égyptiennes ou tunisiennes, le régime d’Assad a résisté en n’hésitant pas à massacrer la population. La fraction de l’État qui avait misé sur la chute d’Assad s’est mise alors à chercher la force la plus susceptible de l’emporter. C’est dans ces circonstances qu’une partie s’est tournée vers l’État islamique, pour restaurer leur position dans la machinerie de l’État.

Ce n’est pas la première fois qu’une classe enrobe dans l’idéologie religieuse sa lutte pour le pouvoir. Certains thèmes déployés par l’État islamique sont un simple décalque religieux du baasisme tardif. La mobilisation des foules par la religion remplace l’idéologie nationaliste dans le même rôle. La lutte contre les juifs et les croisés remplace celle contre le sionisme et l’impérialisme. La communauté sunnite remplace la nation arabe. Cela permet, comme le panarabisme autrefois, de chercher des bases pour réaliser une unité politique dans un espace plus vaste que les états nationaux actuels. Cela ne signifie pas que les soldats de l’État islamique ne prennent pas leur propre idéologie très au sérieux, très au premier degré, bien au contraire : une idéologie est la projection mentale d’une forme sociale. On ne peut réduire à une simple hypocrisie. De plus, le remplacement du nationalisme et de ses accents socialistes ou progressistes, par un discours religieux ouvertement réactionnaire, n’est pas anodin.




Tu penses à la place des femmes dans la société ?
Nicolas Dessaux : Oui, l’une des caractéristiques essentielles de l’idéologie islamiste, c’est qu’elle est obsessionnellement contre les femmes. Dans le discours des jihadistes comme dans leurs interviews, c’est un motif récurrent. Lorsqu’ils dénoncent l’occident, ce n’est pas l’impérialisme qu’ils dénoncent, mais la liberté que les femmes y ont conquise. Or, le féminisme se répand au moyen orient par les voies les plus détournées, même en l’absence d’un féminisme organise. Telle série télé, tel film d’Hollywood, qui peut sembler, désespérément patriarcal, bourré de stéréotypes sexistes, aux yeux des féministes occidentales, apparait comme tout a fait progressiste pour des femmes du moyen orient. Voir une héroïne conduire, exercer un métier traditionnellement masculin, choisir ses vêtements ou son petit ami, se balader avec lui sans être mariée, ce sont des libertés inaccessibles aux jeunes filles des milieux conservateurs, qu’ils soient religieux ou non. Le contrôle social exercé sur les femmes, leur vie et leur sexualité, est compromis par l’irruption massive des antennes satellites et des téléphones portables, qui véhiculent un autre mode de vie. Le discours religieux apparait comme un moyen de rétablir l’ordre patriarcal, de protéger la domination masculine.

Déjà, après 1991, la mutation du baasisme en islamo-nationalisme avait accompagne une dégradation de la condition des femmes et la perte de nombreux droits. Dès le début des années 1990, au Kurdistan, ceux qui allaient devenir Al-Qaeda appelaient au meurtre des féministes, ce qui a couté la vie et l’exil à nombre de nos camarades du Parti communiste-ouvrier d’Irak. Dans la guerre civile en Irak, après 2003, les milices religieuses, sunnites comme chiites, s’attaquaient aux femmes qui travaillent qui exerçaient des fonctions publiques, qui refusaient de porter le voile, et jusqu’aux coiffeurs pour dames... C’est une véritable guerre aux femmes qu’elles ont menées.

La brutalité patriarcale de l’État islamique, dont l’esclavage sexuel de femmes issues des minorités non musulmanes est la forme extrême, s’inscrit dans ce contexte de contre-révolution patriarcale. La place des femmes dans la lutte armée au Kurdistan, dans la victoire de Kobane contre l’État islamique, est significative car l’un des enjeux centraux de cette guerre est la place des femmes dans la société. L’État islamique promet aux hommes de restaurer leur place dominante dans la famille, et multiplie les actes les plus outrageants les plus dégradants envers les femmes, pour le montrer. Il mobilise la religion pour légitimer ses pratiques. C’est pour cela que s’il on veut comprendre ce qui se passe, il faut partir de la pratique et non de la religion.

Quel est le rôle des attentats dans tout cela ?
Nicolas Dessaux : L’État islamique dispose de troupes importantes, quelques dizaines de milles, pour une organisation armée, mais assez faibles pour un État. Il dispose d’un armement moderne, pour partie repris aux armées irakiennes et syriennes, pour partie acquis sur le marché international. Mais il doit s’imposer face à des puissances régionales et planétaires d’un autre calibre. Pour compenser ce déséquilibre, cette asymétrie, il peut compter sur deux modes : utiliser a son avantage les rivalités internationales et régionales, et montrer qu’il est capable de représailles contre des adversaires. Le soutien de la Turquie contre le PKK ou les financements plus ou moins discrets des pays du golfe lui sont un soutien précieux. Le terrorisme contre la France, l’Allemagne ou la Russie, dans le cas de l’avion qui a explosé au dessus du Sinaï, sont autant de signes de sa capacité à exercer des représailles sanglantes contre les états qui lui font la guerre ou menacent de le faire.
Le mode opératoire derniers attentats est optimiser l’impact en diminuant les couts. Il faut peu de matériel : des armes facilement disponibles au marché noir, des petites quantités d’explosifs. Peu de repérage, puisqu’on attaque des lieux publics. Pas besoin d’organiser la fuite de manière détaillée, d’avoir des planques, un réseau de gens pour se cache après, ni même avant, puisque les auteurs ont des domiciles officiels avant l’opération et meurent pendant. En quelque sorte c’est du terrorisme low cost, très performant par rapport aux attentats d’Al-Qaeda, beaucoup plus organisés et couteux. Daesh se donne ainsi de mener une guerre asymétrique et d’assurer sa survie en tant qu’État. Certains l’analysent comme une fuite en avant, voir le résultat de tensions internes entre une branche plus pragmatique, soucieuse d’organiser son état dans un territoire, et une autre plus idéologique, qui cherche à étendre son combat planétaire. C’est possible, puisque c’est une contradiction courante, mais il est important de comprendre que, du point de vie de Daesh, ces attentats ne sont pas irrationnels. Ils expriment sa nécessite politique de survivre comme État dans conditions de faiblesse.

Les attentats de Daesh ont une généalogie protéiforme. Pour s’emparer du pouvoir en Irak, le parti Baas avait eu combiné mouvement de masse et terrorisme ; le jeune Saddam Hussein avait joué un rôle dans l’organisation des attentats et il envisageait visiblement, lors de sa chute en 2003, de le reconquérir de la même manière. En Syrie, c’est plutôt une série de coups d’états successifs qui ont porté la fraction d’Hafez El-Assad au pouvoir. Ces deux états disposaient non seulement d’une police politique capable de faire régner une terreur totalitaire, ce que l’on a appelé la « république de la peur », mais aussi d’employer les attentats à l’extérieur comme moyen de pression diplomatique. Ils les ont pratiqués soient directement, soit via des groupes armés qu’ils entrainaient et qu’ils équipaient. Le terrorisme d’état n’a rien d’une nouveauté pour les officiers de l’état-islamique. L’idée d’aller recruter les terroristes en Occident non plus. Elle a été employée dès les années 70 par certains mouvements palestiniens, en lien avec les régimes arabes, même s’ils les recrutaient plutôt dans les milieux anti-impérialistes que religieux. L’État islamique se distingue surtout par l’importance du flux de combattants qui viennent le rejoindre du monde entier. Les attentats-suicides ont été développés par le Hezbollah dans les années 80, qui est aujourd’hui un allié privilégié du régime de Bachar El-Assad, avant d’être intégré dans les méthodes jihadistes par Al-Qaeda au milieu des années 1990. Toute cette histoire joue un rôle dans l’élaboration des méthodes employées par Daesh pour mener des attentats hors de son territoire, soit par des liens directs, soit par imitation.

Les états occidentaux répugnent à considérer officiellement l’État islamique comme un État et préfèrent le considérer comme un groupe terroriste. Mais on ne peut pas opposer strictement les deux. Il dispose d’un territoire, d’une armée, d’une administration, d’une fiscalité, d’une monnaie, et ainsi de suite. Il n’est pas né comme un groupe terroriste, mais comme l’émanation de fractions évincées des appareils d’état irakiens et syriens en vue de retrouver leur place. Pour cela, il s’appuie sur une version religieuse du baasisme, qui se présente comme défenseur des arabes sunnites, et sur une pratique entièrement misogyne, destinée à restaurer intégralement la domination masculine. Les attentats à l’extérieur sont un instrument dans une guerre asymétrique, qui puise ses méthodes dans une généalogie du terrorisme au proche et Moyen-Orient. Tous ces éléments mériteraient d’être développés, analysés, discutés plus longuement, mais ils fournissent les bases d’une lecture matérialiste, marxiste, de l’État islamique et de son rôle actuel.
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