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 Qu’est-ce qui fait flipper le Sultan du Chaos ?

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bugsy
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MessageSujet: Qu’est-ce qui fait flipper le Sultan du Chaos ?   Mar 9 Fév - 11:56



Pendant ce temps à Genève, l’opposition syrienne contrôlée à distance (le Haut comité des négociations) a démontré hors de tout doute qu’il n’a jamais été question de rencontrer la délégation de Damas dans le cadre de pourparlers de proximité ou autrement, même après que Washington et Moscou ont accepté dans ses grandes lignes un plan de transition de deux ans aboutissant en théorie à une Syrie laïque et non sectaire.

Le front saoudien exigeait rien de moins que la présence des collaborateurs d’Ahrar al-Sham, de Jaysh al-Islam et du front al-Nosra, alias Al-Qaïda en Syrie, à la table des négociations à Genève. Il n’en fallait pas plus pour déchiffrer la charade genevoise pour ce qu’elle est vraiment, avant même d’avoir le temps de dire En route vers Alep !

L’Otan ? Rien à attendre de ce côté !

Le prince Turki, le réputé cerveau des services secrets saoudiens et ancien mentor d’Oussama ben Laden, était à Paris en mission offensive de relations publiques. Tout ce qu’il a trouvé à dire, c’est une avalanche de dénis de non-dénis, en rejetant tout le blâme de la tragédie syrienne sur Bachar al-Assad.

Le gros de l’opposition syrienne était jadis formé de combattants de salon cooptés par la CIA depuis des années, ainsi que de Frères musulmans vassaux de la CIA. Bon nombre de ces types préféraient la joie de vivre à Paris au long travail pénible sur le sol syrien. Aujourd’hui, l’opposition est essentiellement formée de chefs de guerre qui dépendent du bon vouloir de la maison des Saoud, même pour des bouteilles d’eau, indépendamment des anciens ministres du parti Bass en costard-cravate, triés sur le volet, qui représentent le visage de l’opposition auprès des médias institutionnels occidentaux crédules.



Au même moment, les 4+1 (la Russie, la Syrie, l’Iran, l’Irak plus le Hezbollah) multiplient les victoires décisives sur le terrain. Ce qui envoie comme message qu’il n’y aura pas de changement de régime à Damas. Mais personne n’a annoncé la nouvelle aux Turcs et aux Saoudiens.

Le sultan Erdogan nage en plein désespoir. Il continue de détourner l’attention des graves questions en jeu dans la guerre qu’il livre au PYD (le Parti de l’union démocratique, l’organisation mère des Kurdes syriens) et aux YPG (les Unités de protection du peuple, la branche armée du PYD). Erdogan et le premier ministre Davutoglu voulaient non seulement que le PYD soit interdit de séjour à Genève, mais qu’il soit aussi écrasé sur le terrain, car ils considèrent le PYD et les YPG comme des terroristes alliés au PKK.



Que va donc faire le sultan Erdogan ? S’en prendre aux chasseurs Soukhoi Su-35s de génération 4++ nouvellement arrivés et qui flanquent la trouille à tous les docteurs Folamour de l’Otan ? L’alerte orange décrétée sur les bases des forces aériennes turques n’effrayera au mieux que quelques chiens errants ici et là. Cela vaut également pour les admonestations du secrétaire général de l’Otan, l’homme de paille Jens Stoltenberg, qui supplie la Russie d’agir de façon responsable et de respecter tout l’espace aérien de l’Otan.

Moscou se venge des Turkmènes tout en apportant un soutien aérien au PYD à l’ouest de l’Euphrate. C’est frapper le sultan en plein cœur, lui qui a signalé à maintes reprises que toute percée du PYD et des YPG à l’ouest de l’Euphrate était considérée comme l’ultime ligne à ne pas franchir.

L’Otan déjà effrayée n’appuiera pas la folie guerrière d’Erdogan contre la Russie, même si cette possibilité fait saliver les néocons aux USA et au Royaume-Uni. Comme les décisions de l’Otan doivent être unanimes, la dernière chose à laquelle aspirent des puissances européennes comme l’Allemagne et la France, c’est une autre guerre au sud-ouest de l’Asie. L’Otan déploiera peut-être bien quelques missiles Patriot au sud de l’Anatolie et des AWACS (systèmes de détection et de commandement aéroporté) pour soutenir les forces aériennes turques, mais n’ira pas plus loin.

Choisissez votre changement de régime favori

Dans l’intervalle, Daesh continue de tirer profit de sa propre autoroute djihadiste sur un tracé de 98 kilomètres le long de la frontière turco-syrienne, notamment à Jerablus et à Al Rai, jusqu’à Gaziantep et Kilis en Turquie.

S’inspirant d’Israël, Ankara est en train de construire un mur de 3,6 mètres de hauteur et de 2,5 mètres de largeur entre Elbeyli et Kilis, essentiellement pour la propagande, car l’autoroute djihadiste demeure ouverte, à toutes fins utiles, même si les forces armées turques arrêtent de temps à autre un intrus (toujours libéré). Car ce à quoi on a affaire ici, c’est à une escroquerie monstre impliquant contrebandiers et soldats, où jusqu’à $300 changent de mains pour chaque passage de nuit, qui peut rapporter à un sous-officier turc jusqu’à $2 500 pour regarder ailleurs pendant quelques minutes.

La vraie question qui se pose, c’est pourquoi Gaziantep n’est pas assujettie au couvre-feu imposé par Ankara, là ou des milliers de membres des forces spéciales turques livrent en ce moment même sur place une guerre contre la terreur. C’est parce qu’Ankara et les autorités provinciales s’en balancent éperdument. La véritable priorité, c’est la guerre d’Erdogan contre les Kurdes.

Ce qui nous amène à parler du seul atout que possède encore le sultan. De Bruxelles à Berlin, les esprits sains sont terrifiés à l’idée que l’UE soit dorénavant à la merci de la priorité kurde d’Erdogan, pendant qu’Ankara ne fait pratiquement rien pour combattre le passage massif de clandestins.

Quand Davutoglu s’est rendu à Berlin récemment, non seulement il n’a  fait aucune promesse, mais il a aussi reformulé la volonté d’Erdogan d’anéantir les Kurdes syriens.

C’est ce qui explique le désespoir de la chancelière allemande Angela Merkel. Comment la prétendue politicienne la plus puissante d’Europe s’est-elle laissée entraîner dans un chantage aussi flagrant ? Le sultan veut beaucoup d’argent, beaucoup de concessions et même de nouvelles garanties d’entrée dans l’UE. Sans quoi, il ne fermera pas le robinet pour que cesse le flot sinistre de réfugiés.
Pas étonnant que les rumeurs de changement de régime fusent de toutes parts.

À Ankara ? Non ! À Berlin !
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bugsy
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MessageSujet: Re: Qu’est-ce qui fait flipper le Sultan du Chaos ?   Ven 12 Fév - 14:11

Sale temps pour le sultan




Les Dieux de la guerre et de la diplomatie semblent s'être donnés le mot pour faire des malheurs à ce pauvre Erdogan. Les déconvenues sultanesques sont tellement nombreuses qu'on ne sait, à vrai dire, par où commencer...

Sur le terrain, la continuelle avancée loyaliste et kurde en Syrie du nord, notamment autour d'Alep, scelle l'échec d'Ankara. Cinq ans d'efforts pour rien ! Al Nosra, Ahrar al-Cham et autres délicieux djihadistes sont en voie d'annihilation dans plusieurs provinces ; ne restera plus (pour combien de temps ?) que l'État islamique qui sera de toute façon coupé de maman Turquie par la poussée kurde. Tout cela prendra le temps qu'il faudra, les takfiris peuvent encore résister un certain temps dans la région d'Idleb, la reconquête des territoires daéchiques ne se fera pas du jour au lendemain, mais c'est désormais inévitable. Le vent a définitivement tourné.

Les Américains semblent avoir jeté l'éponge en Syrie et ce ne sont pas les coups de menton saoudien ou turc, se disant prêts à intervenir au sol, qui empêchera Bachar de dormir. On peut même dire que les Russes attendent avec gourmandise la moindre incursion turque... Est-ce pour la provoquer qu'ils bombardent allègrement les rebelles turkmènes liés à Ankara ? La porte se ferme peu à peu aux possibles fournitures d'armement. La Jordanie a tourné casaque et plus grand chose ne passera par là. L'armée syrienne et ses innombrables alliés se rapprochent dangereusement de la frontière turque tandis que les Kurdes vont bientôt lancer leur mouvement de jonction, fermant le corridor Azaz-Jarablus. Un ravitaillement aérien étant exclu à cause des avions russes, les terroristes modérés en seront à terme réduits à lancer des pierres.

Comme l'écrit L'Orient-Le Jour, canard libanais pourtant férocement anti-Assad :

Les Turcs sont les grands perdants de l'offensive d'Alep. Les forces du régime ne sont plus qu'à une vingtaine de kilomètres de la frontière, une nouvelle vague de réfugiés affluent en masse alors que la Turquie accueille déjà 2,7 millions de Syriens sur son territoire et les Kurdes du PYD, émanation syrienne du PKK, profitent de l'offensive du régime pour gagner du terrain dans le Nord. Les Kurdes, qui ont le double soutien de Moscou et de Washington, cherchent à relier les trois cantons d'Afrin, de Kobané et de Jezireh, afin de réaliser une unité territoriale dans le but d'obtenir à terme leur autonomie. Les Turcs pourraient être tentés d'essayer d'envoyer quelques troupes de l'autre côté de la frontière, mais l'intervention russe a fortement réduit leur possibilité.

Plus encore que la déconfiture de ses ambitions syriennes, c'est l'inexorable montée en puissance kurde qui provoque l'hystérie désespérée du sultan. Comme Obama et ses désormais légendaires lignes rouges sans cesse franchies, Erdogollum a maintes fois juré ses grands Dieux que si les Kurdes avançaient encore d'un pouce, vous allez voir ce que vous allez voir... On n'a rien vu. Les YPG viennent même de prendre, avec l'appui des Sukhois russes, l'aéroport militaire de Mennagh au nord d'Alep, à seulement 10 km de la frontière turque. La future attaque sur le couloir Azaz-Jarablus, pour fermer la porte à Daech, sceller la frontière et créer un Kurdistan syrien continu, en sera grandement facilitée.

Car c'est autour des Kurdes que tout se joue désormais. Comme deux prétendants, Moscou et Washington rivalisent de caresses, le tout sur le dos des Turcs qui doivent avaler couleuvre sur couleuvre. Les YPG bénéficient maintenant d'armements russes et américains et de la protection aérienne de l'aviation russe dans leurs offensives. Le PYD a ouvert sa représentation (semi-diplomatique) à Moscou à l'invitation personnelle de Poutine, provoquant l'exaspération d'Ankara.

Les Etats-Unis ne sont pas en reste. Ayant exclu, sous pression turque, les Kurdes syriens de la table des négociations de Genève (la véritable raison du report des pourparlers), ils se rattrapent en leur mandant un envoyé spécial à Kobané, mortifiant encore un peu plus le sultan. Hurriyet parle même de "détresse" et considère comme tous les analystes que l'ultimatum (choisissez : ou c'est nous, ou c'est le PYD) était infantile.

Dans cette course à l'échalote kurde sur le dos des Turcs, Moscou a une longueur d'avance sur Washington. Alors que les Américains frisent la schizophrénie en considérant le PKK terroriste et en faisant les yeux doux à son jumeau PYD, les Russes sont plus cohérents : ni le PKK ni le PYD ne sont classés sur leur liste des mouvements terroristes. Les relations avec le PKK étant d'ailleurs traditionnellement bonnes, Poutine possède un beau joker sous le coude à l'heure de la guerre civile dans le Kurdistan turc.

Quant au pauvre Erdogan, son désarroi peut se mesurer à l'hystérie de ses réactions. Le voilà maintenant qui accuse sans rire les États-Unis d'avoir créé "une mare de sang" en s'alliant avec les Kurdes ! Les Américains ont certes créé beaucoup de mares de sang dans la région, mais pas celle-là... Dans le même temps, pour bien faire, l'ambassadeur US a été convoqué par le ministère turc des Affaires étrangères.

Rarement dans l'histoire, un pays aura perdu autant de crédibilité internationale et d'alliés que la Turquie actuelle. En quelques années, elle a réussi à se mettre à dos la Russie et presque tous ses voisins - la Syrie, l'Irak et l'Iran (avec lequel les relations commerciales pourtant prometteuses se sont arrêtées net, Téhéran se permettant de faire la leçon à Ankara : "Ne vous mettez pas dans le camp des loosers"). Les relations avec l'Occident n'ont jamais été si mauvaises et une suspicion durable s'est désormais installée.

Erdodo ne s'arrête d'ailleurs pas là et semble en vouloir au monde entier. Hier, c'est l'ONU qui a été l'objet de son ire : "Vous moquez-vous de nous ?" a-t-il demandé à l'organisation. On serait tenté de lui répondre : qui ne se moque pas de toi actuellement ?

Acculé, le voilà obligé d'avaler une énième couleuvre et implorer le rétablissement des relations avec l'Israël de Netanyahou ; vous savez, celui qu'il qualifiait d'"Hitler" il y a quelques années... Navigation à vue totale, politique au jour le jour, au gré de ses déconvenues. Maigre consolation pour le sultan : grâce aux réfugiés, il a pu faire chanter les Européens, véritables dindons du dindon de la farce.
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bugsy
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MessageSujet: Dernière chance pour les Turco-saoudiens, les Américains dansent sur un pied    Mar 16 Fév - 18:11



Dernière chance pour les Turco-saoudiens, les Américains dansent sur un pied

C'est maintenant ou jamais pour les sponsors de l'islamisme s'ils veulent avoir une chance de peser sur les destinées syriennes, alors que les forces loyalistes avancent partout : à Deraa, à l'est d'Alep, dans la province de Lattaquié, vers Idlib, vers le califat autoproclamé de Daech et, plus important peut-être, au nord d'Alep. La libération de la grande ville du nord constituerait un coup mortel à la rébellion djihadiste.

Ankara et Riyad le savent et jouent leur joker. Les Turcs continuent leurs bombardements au mortier contre les YPG et même l'armée syrienne qui est tout prêt de la frontière turque dans la province de Lattaquié. À défaut de faire voler ses avions et changer quoi que ce soit à Alep, le sultan loco envoie ses obus aux abords de la frontière. Stratégiquement, c'est plutôt insignifiant sauf pour l'avancée des Kurdes. Il met par la même occasion l'OTAN dans une sacrée merde.

Les Américains ne savent plus sur quel pied danser, pris qu'ils sont dans les méandres de leurs contradictions. Ils condamnent les bombardements de leur allié turc mais demandent aussi à leur autre "allié", les YPG, de ne pas "profiter des circonstances pour gagner du terrain". Des déclarations mi-chèvre mi-chou qui ne satisfont personne. Washington risque de perdre le PYD, bras politique des YPG, qui a d'ailleurs très vite fait savoir qu'un retrait de la frontière et un arrêt des opérations étaient hors de question.

Chose intéressante, Erdogan semble être en passe de réussir l'exploit de créer un sentiment d'unité (contre lui !) Salih Muslim, l'un des leaders du PYD, a affirmé que la Turquie n'avait pas à se mêler des affaires internes de la Syrie et a prévenu Ankara qu'une intervention turque verra "tous les Syriens se lever contre elle". De même, Jaysh al-Thuwwar, un groupe allié aux YPG et soutenu par les USA car initialement anti-Assad, a averti la Turquie : "Si vous manigancez dans notre chère nation, nous défendrons notre pays et notre peuple". Bien malgré lui, le sultan donne un petit coup de pouce à Assad dans l'optique d'une éventuelle "réconciliation nationale".

Reste à savoir ce que vont faire les Russes et les Iraniens. Stratégiquement - offensive kurde visant à sceller la frontière mise à part - les obus ottomans ne changent pas grand chose. Les Sukhois continuent de pilonner les djihadistes partout dans le pays selon les recommandations de la résolution onusienne et Moscou déclare tout de go, et avec raison, que le cessez-le-feu ne s'applique pas à ses opérations contre les groupes terroristes et affiliés. [En passant, notez l'imperceptible changement de ton des médias occidentaux ; dans son titre, Reuters utilise des guillemets pour qualifier les rebelles de "modérés"].

Reste à châtier les Turcs s'ils ne se calment pas rapidement et permettre aux Kurdes de sceller la frontière, empêchant le ravitaillement de Daech. Et là, il y aura peut-être du nouveau. Obama a appelé Poutine pour discuter de la Syrie tandis que Lavrov et Kerry ont fait de même. Assurance américaine que l'OTAN ne soutiendra pas le trublion turc en cas de conflit ouvert avec la Russie ? Promesse que le dément d'Ankara n'ira pas plus loin ? À suivre...



Sur ces images téléchargées sur un réseau social par l’Anah, une agence de presse kurde, on aperçoit des chars turcs positionnés à Akcabaglar, à la frontière turco-syrienne. Lundi 15 février, ils pilonnaient pour la troisième journée d’affilée des positions de miliciens kurdes à Maranaz, en Syrie.
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bugsy
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MessageSujet: Un petit cadeau pour Erdogan    Ven 19 Fév - 10:00

Un petit cadeau pour le sultan Erdogan



Ni vu ni connu, un navire russe doté des fameux missiles Kalibr est arrivé au large des côtes syriennes. Rappelons que le tir, depuis la Caspienne, de dizaines de Kalibr sur Daech en octobre a pris de court beaucoup de monde et a gentiment changé la donne stratégique, à la fois au Moyen-Orient (en bon joueur d'échecs, Poutine semblait donc prévoir un conflit qui finirait par dépasser la simple lutte contre les terroristes modérés) et même plus globalement.

Interrogé sur l'arrivée du Zeleny Dol à Tartous, un responsable militaire russe a répondu avec une admirable ambiguité : "La mission du navire au large de la Syrie n'a pas été précisée, mais sa participation à l'opération militaire n'est pas exclue". Les éventuelles colonnes turques sont prévenues...

De quoi faire réfléchir Erdogan qui a tout fait cette semaine pour créer les conditions d'une irruption dans le nord syrien. Battage médiatique autour de l'hôpital de MSF touché par des missiles (les Sukhois utilisent plutôt des bombes et le précédent de la Ghouta ne plaide pas pour le sultan du sarin), bombardements sur les YPG kurdes qui continuent néanmoins leur avancée vers la frontière turque et, last but not least, l'attentat d'Ankara d'hier.

Ah quelle coïncidence, mes amis ! Alors que le sultan éructe depuis des jours contre la reconnaissance du PYD par Moscou et Washington, hop la, un attentat... La condamnation des YPG est un peu trop rapide (12 heures, record du monde !) pour être sérieuse. Le rush chez les partenaires pour montrer de manière précipitée la responsabilité du PYD rend assez suspecte l'attitude du gouvernement turc. Mais Davutoglu atteint carrément le point Godwin en rendant Damas "directement responsable de l'attentat" ! Et pourquoi pas du réchauffement climatique tant qu'on y est...

La hâte des clowns turcs relève de la farce et leur enlève toute crédibilité. Qui espèrent-t-ils convaincre ? Il serait très étonnant que les Américains changent leur fusil d'épaule. Seuls les ectoplasmes européens, victimes du chantage aux réfugiés, seraient susceptibles de tomber volontairement dans le panneau. Nous l'avons dit, le sultan est acculé et prêt à tout, y compris envoyer ses soldats à la boucherie dans le nord syrien. Quelques missiles pour lui reKalibrer la tête pourraient être utiles...
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