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 Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?

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bugsy
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MessageSujet: Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?   Jeu 11 Fév - 15:28



Dans 2 mois, le 51e Congrès de la CGT à Marseille : pour quelle orientation ?

Une tribune de Jean LÉVY, militant CGT depuis 1944, ancien responsable national CGT du Crédit du Nord, ancien membre du bureau de la Fédé des Employés (Banque-Commerce-Sécurité Sociale-Assurance)


Philippe Martinez  et la direction confédérale interrogent les syndiqués et l'ensemble des salariés et retraités.

« Une question essentielle et centrale nous est posée, lit-on dans le document du Congrès. Celle de l'efficacité du syndicalisme, de la CGT ». « Il nous faut rechercher pourquoi, malgré toute notre activité, nous ne parvenons pas à bouger le rapport de force ».

Là, en effet, est toute la question.

Depuis deux décennies, en fait depuis la grande grève de l'automne 1995 qui a fait reculer Alain Juppé - si on excepte la lutte menée contre  le CPE - les gouvernements successifs, de droite comme de « gauche », ont réussi à appliquer les "revendications" du Medef, tel le «  détricotage » systématique du Code du travail enrichi des acquis des luttes - celles imposées au lendemain de la Libération, émanant du programme du CNR, mais bien au-delà, comme le repos hebdomadaire du dimanche, obtenu au-début du dernier siècle, les droits syndicaux issues des grandes grèves de 1936  et en 1968.

Depuis les années 80, les syndicats sont sur la défensive. Il ne s'agit plus de conquérir de nouveaux droits, mais tenter de conserver les acquis, et, de plus en plus, le droit au travail, face aux délocalisations de nos industries et au démantèlement de notre économie.

Quelles luttes d'envergure nationale les syndicats, la CGT en particulier, ont-ils entrepris contre cette politique, dont la France et son peuple sont victimes ? Et d'abord, en faisant la lumière sur les raisons de l'offensive tout azimut du Capital ?

Notre confédération n'a pas seulement fait silence sur la responsabilité de l'Union européenne dans la contre-révolution sociale qui s'est développée dans notre pays depuis trente ans, mais elle s'est fourvoyée dans la collaboration de classe au sein de la CES, la Confédération Européenne des Syndicats, véritable courroie de transmission de la politique menée à Bruxelles par « BusinessEurope », le Medef européen.

À partir ce cet abandon des fondamentaux traditionnels de la CGT, celle-ci a freiné des quatre fers refusant d'organiser la riposte de masse des salariés, retraités et privés d'emploi. Faut-il rappeler la réponse de Bernard Thibault, lors des mouvements de 2003 sur les retraites, à une volonté d'élargir l'action vers une grève générale : « La CGT n'a pas vocation à bloquer l'activité de notre pays ». Et à l'automne 2007, n'a-t-on pas vu le secrétaire général de la CGT courir à l’Élysée pour stopper l'immense grève générale des cheminots, qui venait de débuter ?

Ces prises de position ne sont que l'expression concrète de la volonté de rompre fondamentalement avec la lutte de classes, qui s'est traduite dans les statuts confédéraux par la suppression l'article appelant à « la collectivisation des moyens de production et d'échange ».

Il  s'en est suivi, année après année, à un simulacre de mobilisation syndicale, par les appels répétés à des manifestations, au mieux, trimestrielles, défilés devenus convenus auxquels les militants n'y adhéraient - de moins en moins -  que par discipline...

Or, pendant ce temps-là, le Medef et ses gouvernements accentuaient la pression sur le salariat, d'abord sur l'emploi, par un chômage mois après mois renforcé, par  des conditions de travail inhumaines, des salaires et des retraites en berne, une répression anti-syndicale dans les entreprises.

Garder son « job » est devenu  la priorité, face aux patrons qui en font un moyen de pression sur le salaire et la vie au quotidien dans l'entreprise, qui se détériorent jour après jour.

Pourtant, dans des entreprises de plus en plus nombreuses, le ras-le-bol est tel que des grèves éclatent, le plus souvent à l'appel de militants de la CGT.

On sent comme un vent de révolte qui couve, comme une braise qui ne veut pas s'éteindre...

Et c'est dans cette ambiance que se prépare le congrès confédéral de la CGT. Il ne reste que quelques semaines pour faire de cet évènement l'élément déclencheur d'un incendie social mettant en déroute l'oligarchie financière qui, depuis des années et des années, a fait main basse sur la France et son peuple.

Cela suppose que syndiqués et syndicats disent : « Halte-là : ça suffit, tous ensemble il faut agir », et en premier, se (re)donner à travers la CGT, l'instrument de lutte nécessaire à la contre-offensive ouvrière, une Confédération revenue aux principes sans concession de lutte de classes et de masse, telle qu'elle l'était en 1936, en 1945, en 1968.

Le dernier communiqué confédéral appelant la France à sortir de l'Otan devrait, dans la foulée, conduire la CGT à mener campagne contre l'Union européenne, instrument de domination économique et politique des multinationales, pour briser les peuples, en supprimant leur souveraineté.

Car redonner confiance aux salariés, aux privés d'emploi, aux retraités, passe par un langage de vérité et de fermeté, condition de l'émergence d'un vaste mouvement populaire de contestation, qui bouscule l'oligarchie financière, politique et médiatique, qui a pris en otage notre pays.

Le congrès de la CGT, sa préparation de masse pourraient constituer la première marche de la remontée ouvrière.
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bugsy
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MessageSujet: Re: Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?   Ven 12 Fév - 11:49



Chimie : Analyses fédérales du 51° Congrès

Nous publions ici les réflexions de la direction de la fédération de la Chimie (FNIC) à l'occasion du 51° congrès. Rappelons que la FNIC à fait le choix d'adhérer à la FSM.

Nous soulignons avec intérêt l'insistance mise sur le fédéralisme, c'est à dire ce fonctionnement où la base (les syndicats) est censée contrôler les structures. De même pour la proposition de renforcer le rôle du CCN. De même nous partageons les inquiétudes sur la consécration des comités régionaux qui échapperont au contrôle des syndicats.

Nous partageons également la vigueur des critiques adressées à la CES et à la CSI. En revanche nous demeurons sceptiques sur la FSM à laquelle les mêmes critiques d'inerties et de complaisance peuvent être adressées. Cette FSM qui ne défend pas le droit de grève car il est interdit dans de nombreuses dictatures où oeuvrent des confédérations syndicales intégrées et soumises à leurs gouvernants.


Voici le texte intégral :

RÉFLEXIONS SUR LES ÉVOLUTIONS STATUTAIRES SOUMISES AU CONGRÈS :

2 modifications statutaires sont proposées :
1) Sur la place des retraités avec évolution pour le 1 % de cotisation syndicale (au lieu de 0,5 %) et droit de vote égal à celui des actifs, soit 1 voix pour 10 cotisations (au lieu de 1 / 20). Ce que
nous avons déjà acté dans les statuts de la FNIC, lors de notre 39ème congrès.
2) Sur l’intégration dans la CGT des organisations des Territoires et Départements d’outre-mer, permettant à la CGT de les comptabiliser dans sa représentativité et à ces organisations de pouvoir être représentatives donc négocier. Chaque thème comprend une résolution d’engagement des syndicats.

RÉFLEXIONS SUR LE RAPPORT D’ACTIVITÉ :

Peut-on valider, donner quitus à la direction sortante, après avoir subi une instrumentalisation
interne par médias interposés, sur des faits graves mettant en cause les valeurs, l’honnêteté de toute la CGT à cause de dysfonctionnements dans la Confédération ?

RÉFLEXIONS SUR LE DOCUMENT D’ORIENTATION :

Préambule :
Point 12 : doit-on laisser les repères revendicatifs se décider au CCN ou bien doivent-ils être décidés et débattus par le Congrès ? Les repères revendicatifs ne doivent-ils pas être justement issus et mis à jour suite aux congrès, mais pas la veille comme cela vient d’être fait ? La démocratie syndicale CGT a toujours été de débattre des enjeux, des propositions revendicatives avec les syndiqués dans le syndicat, avec les syndicats dans les instances : pourquoi inverser le processus au niveau Confédéral ?

(1) NOTRE DÉMARCHE SYNDICALE ET NOTRE RAPPORT AUX SALARIÉS

Tout d’abord, il est bon de constater qu’un des principes fondamentaux de la CGT, la lutte de classe, est réaffirmé au point 32. Dans ce thème, un nouveau rôle des comités régionaux
est mis en avant, en voulant que les professions concentrent leurs activités en région, et participent à la confédéralisation de l’activité (point 41, 43).
Le fédéralisme est une règle de vie statutaire conforme à notre vie démocratique interne. Le fédéralisme, mot concernant autant les UD que les Fédérations, pose comme principe que c’est « la base qui dirige le sommet » et non l’inverse. Il a été construit en établissant, dans nos statuts, que le syndicat est la base de la démocratie syndicale, le socle de la CGT. Les diverses instances territoriales ou professionnelles ne sont « que » l’émanation des syndicats CGT.
Le fédéralisme est mis en cause quand on dit dans la CGT, que la construction d’un congrès confédéral se base essentiellement sur le syndiqué et non sur le syndicat. Une approche qui ne saurait être réduite à une question de sémantique, ou à une « bourde ». C’est un changement
fondamental, une manière de dire que le syndicat n’est plus le socle de la démocratie syndicale, mais un simple outil de l’organisation « confédéralisée ».
Cette approche inverse la démocratie syndicale, au bénéfice de l’instance qui représente le plus de syndiqués, donc la Confédération, cette dernière devenant la « propriétaire» en quelque sorte, des syndiqués. Cette logique de fonctionnement, avec un « pouvoir de pyramide
descendante », existe dans d’autres organisations que la CGT. La confédéralisation n’est conforme, ni à notre histoire, ni à notre conception du syndicalisme, ni à nos
statuts, sauf à les modifier.

Le document propose une modification statutaire au 52ème congrès (point 44 et 107 de la résolution 1) pour asseoir les comités régionaux comme structures de la CGT : signer un chèque sans le remplir en entier ? NON !

Il n’est pas du rôle de la CGT d’accompagner la mise en place d’une instance de régionalisation pour négocier des accords, en instaurant des « supers » délégués, pour débattre, discuter d'accords avec des chefs d'entreprises en direct. Ce qui aurait aussi pour effet la mise en compétition des régions entre elles, favorisant la génération d’inégalités entre régions plus ou moins riches, plus ou moins industrielles. Les fédérations ont des enjeux nationaux
avec les Conventions collectives, elles sont un socle commun de droits, mais la régionalisation des professions amènerait, par la force des choses, à une remise en cause des Conventions collectives nationales et des disparités au sein même de ces Conventions.
Dans cette structuration de l’activité, quelle serait la place des UD ? Là aussi, d’autres organisations syndicales sont déjà structurées avec un fonctionnement pyramidal inversé au notre. Si notre objectif est d’être au plus près des syndicats, pour mieux prendre en compte les
réalités sur le devenir industriel, l’emploi et le renforcement de la CGT, il nous faut renforcer les structures de proximités que sont les UD et les UL.
L’efficacité du syndicalisme dépend du rassemblement du plus grand nombre de salariés. En ce sens, il est indispensable que les salariés s’emparent du syndicat pour lui donner un caractère de masse et inscrire le syndiqué au coeur de l’action syndicale, en tant qu’acteur et non
comme simple spectateur. La remise du timbre mensuel, est un des liens qui permet au militant d’avoir un minimum de contact avec le syndiqué. La mise en place du prélèvement automatique a, certes, permis de faciliter la comptabilité du syndicat, et contribue à la continuité syndicale. Mais, le fait d’aller une fois par mois récupérer la cotisation syndicale, donnait la possibilité au militant d’échanger avec les syndiqués, et de leur donner la place qui est la leur dans le syndicat. La proposition de la mise en place de la carte permanente (point 105 de la résolution 1), ne réglera pas le problème de la continuité syndicale et du renforcement, et aura pour conséquence de couper ce lien mensuel entre le syndicat et le syndiqué. Quel intérêt d’être syndiqué à la CGT s’’il n’existe plus le lien syndicat/syndiqué ?

(2) LA CONSTRUCTION DES LUTTES

Sur une grande partie de ce thème, nous ne pouvons qu’être d’accord. En effet, réaffirmer que l’intervention des salariés est indispensable pour s’opposer aux choix de gestion capitalistes
(point 109), que l’objectif est d’accroître le rapport de forces, que celui-ci doit être permanent, pour satisfaire aux besoins et aspirations du monde du travail (point 114), avec les syndiqués et les salariés, ne peut être qu’une bonne chose, et ça fait du bien de le voir réaffirmer dans le document d’orientation de la CGT.
Ceci étant, la place du syndiqué en tant qu’acteur et décideur est mis au second rang, et vient après les salariés qui eux participent à l’élaboration des revendications, la CGT les consulte, et après ce sont les salariés qui disposent des revendications (point 119).
Est-ce que cela veut dire que l’avis des salariés viendrait à prédominer sur l’avis des syndiqués ? La CGT devrait-elle revenir sur ses revendications si les salariés décidaient que la CGT signe un accord en opposition avec l’avis des syndiqués ? Cela ne reviendrait-il pas tout
simplement à faire des référendums ?
Ce n’est pas non plus la représentativité aux élections professionnelles (point 135) qui fait que les résultats des négociations dans l’entreprise sont à la hauteur de nos revendications, mais bien le rapport de forces mis en place par la CGT. Hormis le fait, que la représentativité
fait que le syndicat existe au sein de l’entreprise, de pouvoir signer ou au contraire de s’opposer à un accord, les résultats aux élections est un indicateur sur la progression possible en termes de syndicalisation.
Dans la résolution 2 (point 147), pour être cohérent, il serait bon de rappeler que conformément à nos statuts, chaque candidat aux élections professionnelles doit être syndiqué à la CGT.

(3) NOTRE RAPPORT AUX AUTRES ORGANISATIONS SYNDICALES, LE POLITIQUE ET LE MONDE ASSOCIATIF

Ce débat est déjà abordé dans les statuts de la CGT avec des décisions qui répondent bien aux problématiques posées, notamment sur l’indépendance sans neutralité vis-à-vis de toutes organisations politiques ou associatives, tout comme vis-à-vis de l’extrême droite.
Pour autant, il y a une réécriture de l’histoire de la CGT qui doit, à notre avis, être rectifiée :
Dans le point 173 l’histoire est mensongèrement révisée : Il y a eu division des salariés par la création d’autres organisations syndicales, et « des divisions syndicales ». Il est faux d’écrire que la CGT, avec la CFTC, seraient les « formations originelles » puisque la CGT a été créée en 1895 ; alors que c’est pour affaiblir la CGT que l’Etat et l’Eglise ont créé la CFTC en 1919.
Le point 175 tronque une fois encore les réalités : Si la CGT a adhéré à la CES, c’est en 1999, donc avant d’être membre de la CSI qu’elle a rejoint en 2006 et non l’inverse comme le dit le texte.
Les précédents congrès (point 186) ont engagé la CGT vers un « syndicalisme rassemblé », ou encore « l’unité syndicale » et /ou « intersyndicale ». Des conceptions qui visent à rassembler face au patronat et /ou Gouvernement, mais encore faut-il s’entendre sur quoi se rassembler,
et qui rassembler : rassembler les organisations syndicales dans une réunion ou rassembler les salariés pour l’action n’est pas la même chose ! Et même s’il s’agit de rassembler les salariés pour l’action, encore faut-il préciser sur quoi on les rassemble. Construire l’unité syndicale
sur le « plus petit dénominateur commun » entre organisations syndicales ne génère que confusion et illisibilité quant à nos revendications et orientations.
Rassembler contre un projet patronal ou gouvernemental est une chose, mais rassembler pour un projet commun demande un partage d’analyses, de valeurs et de conceptions du monde des travailleurs qui dépasse le constat pour aller vers les alternatives d’avenir. L’austérité salariale
que nous combattons est démentie par exemple par le secrétaire général de la CFDT, donnant ainsi une image des différences d’analyses qui engagent sur l’activité syndicale des uns et des autres de manière différente, voire opposée.
L’affiche qui illustre le coup de poignard dans le code du travail, faisant état de la trahison des syndicats réformistes signataires de l’ANI de 2013 sur les accords de compétitivité emploi, représente un contenu fort de positions, de divergences, marquant l’empreinte de notre syndicalisme, juste, loyal, transparent, et exigeant vers les salariés : Faut-il le taire au nom du « syndicalisme rassemblé ?? »
Il en est de même pour l’appel national du 9 avril 2015 : pour être dans l’esprit du syndicalisme rassemblé, la CGT n’a pas porté la revendication la défense de L’AGIRC/ARRCO à cause des divergences fortes avec FO qui en 2013 a validé le gel des pensions. Exemples, qui viennent
en contradiction avec le point 189, et la première partie de la résolution 3.
N’est-ce pas aux syndiqués et au syndicat de travailler à construire l’unité des salariés autour des revendications qui répondent à leurs besoins ? Le chemin est certes plus difficile mais aussi ô combien plus « honnête », plus transparent.

(4) NOTRE PLACE DANS LE SYNDICALISME MONDIAL ET EUROPÉEN

Comme déjà développé dans le thème 3, les points 173 et 175, placés à tort dans le thème 3, déforment l’histoire du syndicalisme international.
Les constats exposés sur ce thème sont d’une myopie préoccupante : Ainsi, on apprend que la CES organiserait « régulièrement » des euros manifestations (point 252). Pourtant depuis 2008, la CES a fait le choix de ne fédérer aucune des nombreuses luttes nationales contre l’austérité européenne. Et si le point 295 considère que durant le dernier congrès de la CES a été exprimée « l’exigence d’un syndicalisme en opposition aux politiques austéritaires », derrière ces déclarations verbales, rien de concret n’a été engagé, ni obtenu par la CES.
Question : depuis l’adhésion en 1999 de la CGT à la CES, laquelle de ces deux organisations a le plus évolué, et dans quel sens ? Ne faut-il pas débattre du maintien ou non de la CGT au sein de la CES, et de la construction d’une véritable organisation syndicale européenne de luttes ? N’est-il pas besoin de faire un bilan « impartial » de l’activité de la CES, ce qu’elle apporte ou a permis d’obtenir en termes de progrès pour les travailleurs d’Europe.
Même analyse concernant la CSI, présentée comme la seule organisation qui « incarne le mouvement syndical mondial ». C’est oublier ce pourquoi la CSI, alors nommée CISL, a été créée par le bloc atlantiste, contre la CGT, et la FSM que notre organisation a contribué à fonder
en 1945, porteur d’un syndicalisme révolutionnaire, de classe et de masse, qu’elle a quitté en 1995 sur décision de la CE confédérale.

Dans cette réécriture de l’Histoire,la FSM et ses 90 millions de membres n’existent pas ! Ecrire, d’autre part, que la CSI a gagné en « combativité sur les dernières années » (point 300), qu’elle a engagé une « guerre des tranchées contre la patronat » (point 301), est au mieux naïf, au pire mensonger.
Et dire que les affiliés de la CSI sont « respectueux de la démocratie » (point 265), c’est, par
exemple, considérer comme tel, le syndicat Histadrut israélien qui soutient l’Etat fasciste d’Israël et l’occupation de la Palestine !
La collaboration de classe de la CSI perdure malgré les centaines de millions de chômeurs de par le monde, et les inégalités qui s’aggravent. L’affiliation internationale de la CGT à la CSI doit être remise en question, l’adhésion de la CGT à la FSM doit être discutée. Là aussi, n’y a-t-il
pas nécessité à avoir un bilan quantifiable et mesurable de l’activité de la CSI ?
La résolution n°4 ne remet en cause ni la CES, ni la CSI. Elle ne contient aucune proposition revendicative d’application concrète contre la concurrence mondialisée entre salariés, comme par exemple le bouclier antidumping social international, adopté à notre dernier congrès FNIC.
Question d’aujourd’hui au regard de l’austérité mondialisée qui met à bas toutes les garanties sociales et droits arrachés de haute lutte dans la plupart des pays : de quel syndicalisme avons-nous besoin ? Syndicalisme d’accompagnement, institutionnel, technocrate, (réformiste) ou de lutte ? N’est-il pas temps de s’interroger sur notre place à la CES et/ou à la CSI qui négocient l’austérité, refusant de la combattre ailleurs que dans les salons ?

(5) LA DÉMOCRATIE DANS LA CGT

Ce thème a le mérite de rappeler les droits et devoirs de toute de la CGT. Que celle-ci doit être le syndicalisme de toutes et tous, de reposer la question du fonctionnement, du respect des règles de vie, des syndicats, UL, UD, FD, et de ce qui doit être la démocratie dans la CGT.
Mais à aucun moment le rôle et le fonctionnement de la confédération n’y est discuté ! Ce qui pose un problème, lorsque l’on réclame plus de démocratie ! Il est anormal que sur ce thème, l’articulation entre congrès/CCN/CEC/Bureau confédéral ne soit pas mise en débat.
Le CCN est l’instance décisionnaire entre 2 congrès : le congrès des syndicats transfère ses prérogatives décisionnelles entre les congrès à cette instance souveraine, représentative des syndicats.
Pour que le CCN puisse assumer, décider, il doit être réuni régulièrement, et à chaque fois que nécessaire. Or, ces dernières années, le CCN n’a été réuni que sur le minimum statutaire, soit 3 fois / an. Pas suffisamment pour décider, jouer son rôle politique, les 3 réunions comprenant
à chaque fois des ordres du jour surchargés qui n’autorisent pas un réel débat par manque de temps. Réunir le CCN 5 à 6 fois par an, est un minimum vital et démocratique au vu de l’intense actualité sociale aux enjeux lourds.
La C.E. Confédérale a la responsabilité de la mise en oeuvre des décisions et orientations, sous le contrôle du CCN. Le bureau confédéral, qui est une émanation de la C.E.C doit respecter les décisions de celle-ci, donc du CCN, et impulser et animer leurs mises en oeuvre, et non
décider, seul, d’annuler une initiative déterminée en CCN, sous prétexte d’unité syndicale, ou d’orientation sur un sujet, sans en avoir communiqué avec les instances confédérales.
Les épisodes récents de factures d’aménagement de bureau, d’indemnités de rupture conventionnelle, de fuites d’informations dans la presse, pendant le CCN ou la CE
confédérale, doivent servir à remettre à plat les règles de vie, le respect de la démocratie, au sein de la confédération, et à définir une organisation qui prenne en considération que l’argent de la CGT vient de la cotisation de chaque syndiqué.
Si des réponses ont été apportées sur les dimensions financières, il n’y en a pas sur ceux qui ont mis en danger la CGT en utilisant la presse extérieure pour régler les comptes.
Nous pouvons aussi nous poser la question de la légitimité des conseillers confédéraux, dans les prises de décisions de la confédération. Est-ce que leurs rôles est de « proposer », ou alors de fixer la feuille de route des négociations avec le patronat et ou le gouvernement ?
Enfin, il ne faut perdre de vue, que le Fédéralisme est la base de notre organisation CGT. Celui-ci pose comme principe que c’est la base (le syndicat), qui dirige le sommet, et non l’inverse. Ceci démontre l’importance de l’implication des syndicats dans les structures, afin que la démocratie soit respectée.


http://www.fnic.cgt.fr/wp-content/uploads/2016/02/Ouvrons-le-d%C3%A9bat-n%C2%B05-01022016-2.pdf
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bugsy
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MessageSujet: 51e congrès de la CGT : pour faire quoi et aller vers où ?    Mar 16 Fév - 10:10

51e congrès de la CGT : pour faire quoi et aller vers où ?

par Le Mantois et Partout ailleurs [http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/]

Le 51e congrès de ma confédération va se tenir à Marseille du 18 au 22 avril 2016. Pour le préparer, la direction confédérale a visité plus de 2 000 syndicats de base. Dans le document préparatoire est posée l'efficacité de notre syndicalisme: "Il nous faut rechercher pourquoi, malgré toute notre activité, nous ne parvenons pas à bouger le rapport de force."

En effet, dans la crise qui secoue la France et sous les coups répétés assénés par le gouvernement et le patronat sur le monde du travail, l'évolution du nombre de nos syndiqués n'est pas à la hauteur :
2011, 692 258 syndiqués, dont 113 098 retraités et 579 161 actifs;
2012, 695 424 syndiqués dont 111 846 retraités et 583 578 actifs;
2013, 698 986 syndiqués dont 109 522 retraités et 579 465 actifs;

657 623 syndiqués en 2014. L'âge moyen de nos forces syndicales est de 49 ans. Il se décline ainsi: moins ou égal à 25 ans, 1,1%; 26 à 30 ans 4,4%; 32 à 35 ans, 8,6%; 36 à 44 ans, 21,5%; 45 à 54 ans, 29,6%; 55 à 59 ans, 15,7%; 60 ans et plus, 19,1%. La CGT ne rayonne que sur 25% du salariat, un salariat aujourd'hui éclaté, et 60% de ses adhérents travaillent dans des entreprises de plus de 500 salariés.

Or, durant cette période, et pour ne prendre en compte que celle-ci, le patronat, les gouvernements de Nicolas Sarkozy et de François Hollande ont accentué les pressions sur les travailleurs: chômage et précarité de masse, conditions de travail déplorables, aucune augmentation du pouvoir d'achat, destruction des droits conquis au cours de l'histoire sociale de notre pays. A cela s'ajoutent la répression anti-syndicale et la criminalisation des actions de la CGT.

Il y a donc urgence pour que le 51e congrès de la CGT n'accouche pas d'un emplâtre sur une jambe de bois.

Mais au-delà de cette nécessité évidente, n'oublions-nous pas, dans toute la CGT, d'appliquer ses statuts. Pour ne citer qu'un paragraphe du Préambule: "Elle agit (la CGT) pour une société démocratique, libérée de l'exploitation capitaliste et des autres formes d'exploitation et de domination". Si je reprends une partie du titre 1 des statuts en son article 1: "Prenant en compte l'antagonisme fondamental et les conflits d'intérêts entre salariés et patronat, entre besoins et profits, elle (la CGT) combat l'exploitation capitaliste et toutes les formes d'exploitation du salariat. C'est ce qui fonde son caractère de masse et de classe."

Enfin, concernant la commission financière de contrôle, à mettre en liaison avec l'affaire Lepaon et les dysfonctionnements inhérents, pourqoi ne pas rendre public son travail, ses observations et ses propositions prévues par les statuts, elle qui se réunit "au moins 4 fois par an". Dans le document préparatoire, la CFC ne souhaite pas "effectuer un "déballage" de toutes les problématiques financières".

Or, la transparence passe au contraire par une information sur ce que deviennent les cotisations de nos 698 986 syndiqués. Et au-delà des "problématiques financières", se soucier de l'état des effectifs et de la rentrée régulière des cotisations, fonctions statutaires dévolues à la CFC, et en dicuter pour réagir dans les instances concernées élues, permettrait une meilleure approche de la syndicalisation.

Pour le débat.

Chiffres et propos pris dans les documents de préparation du congrès que chaque syndiqué peut consulter.
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bugsy
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MessageSujet: Re: Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?   Mer 17 Fév - 22:23

Comité général de l'UD CGT du 92 : la grève interprofessionnelle doit être au cœur du 51e congrès

Extraits :

Le comité général de l'UD des Hauts de Seine s'est réuni les 2 et 3 février derniers. Il a adopté une déclaration qui décortique les attaques conjointes du Medef et du gouvernement. En conclusion, la déclaration indique que la grève interprofessionnelle indispensable doit être au cœur des débats du prochain congrès confédéral :

"L'expérience a montré que le gouvernement ne déviera pas d’un pouce de ses projets à moins que la mobilisation ne le fasse reculer.
La CGT n'a rien à gagner dans les « groupes de travail » mis en place par le gouvernement pour réaliser ses projets. Les travailleurs en lutte pour la défense de leurs droits n'ont rien à en attendre.
Alors que les grèves se multiplient pour la défense des salaires, du droit du travail, contre les licenciements, la CGT doit être à la hauteur des enjeux. La journée du 26 janvier dans la fonction publique constitue un élément de confiance important. Préparons tous ensemble une perspective d’action : la grève interprofessionnelle. C’est ce qui doit animer le 51ème congrès de la CGT."
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alain
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MessageSujet: les documents du CONGRES   Jeu 18 Fév - 16:19

A lire..


http://www.cgt.fr/Les-documents-preparatoires.html

_________________
"Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir."

Antonio GRAMSCI

Lettres de Prisons
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alain
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MessageSujet: point de vue de la F.S.C   Jeu 18 Fév - 16:28

on trouvera  ici le doc complet en pdf


http://data.over-blog-kiwi.com/0/94/60/80/20160218/ob_f8d269_orientations-redaction.pdf





Citation :

51e congrès : contribution des militants CGTdu Front Syndical de Classe








Publié le 18 février 2016 par FSC



 
 
Le présent texte constitue un condensé, un résumé.
Le texte développé est en fichier joint.
 
Préambule

 
La CGT compte-tenu de son histoire, de sa composition et de ses structures de base, de son implantation de terrain, de sa culture de lutte enracinée constitue le principal outil de résistance aux agressions contre le monde du travail.
La CGT continue de déranger les puissants et les exploiteurs!
 
C'est ce qui explique d'ailleurs l'offensive pénale contre ses militants et les offensives de droite et socialiste contre les Bourses du travail et les moyens de les faire fonctionner.
 
Mais les choix d'orientation faits il y a 25 ans, confirmés dans les congrès nous donnent-ils les moyens d'affronter la situation actuelle et quel est le bilan de cette période en matière de succès revendicatifs?
 
Voyons donc :
 
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[*]
1.L'indispensable retour sur les années 90 

[*]
2.être de classe c'est quoi? 

[*]
3.Notre rapport avec les autres 

[*]
4.Notre place dans le syndicalisme européen et mondial  

[*]
5.La démocratie dans la CGT 

[*]
6.Au final remarques sur la crise et les tâches syndicales 
[/list]

 
 

1. L'indispensable retour sur les années 90


 
Dans la CGT il existe un véritable déni sur ce qui s'est passé dans cette période.
Mais les faits sont là :
Nous étions dans une période de grand désarroi et de profond recul des forces qui portaient principalement les orientations de classes et de lutte contre l'impérialisme.
Pour adhérer à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) nous avons accepté toutes les conditions qu'elle nous a imposé et que nous avions refusé jusque là : accepter de s'inscrire dans le "dialogue social" et les "négociations", approuver la construction européenne, rejoindre le syndicalisme réformiste et cesser nos critiques à son égard (en particulier à l'égard de la CFDT), enfin quitter la FSM.
 
La droite et la social-démocratie étaient en effet sortis victorieux idéologiquement de la guerre froide.
 
Mais quel bilan de ces choix à présent?
Où cela nous a-t-il conduit?
A quelle aggravation considérable des inégalités et à quels reculs sociaux depuis la Libération?
Sans parler du recul considérable de la syndicalisation sous les coups de boutoir de la désindustrialisation et du chômage de masse mais aussi de la défiance qui résulte de l’institutionnalisation syndicale.
Revenir à cette période et revenir sur ces choix nous paraissent à présent indispensables.
 
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[*]
2. être de classe c'est quoi?
[/list]

 
Nous continuons de nous réclamer d'un syndicalisme de classe et de masse.
Mais en tirons nous toutes les conséquences dans la période actuelle?
Le réalisme c'est bien sûr partir de l'existant.
 
Mais c'est un piège considérable que de s'y tenir.
L'exemple de l'offensive actuelle contre le salariat et ses institutions illustre ce piège.
En utilisant la révolution technologique en cours les classes dominantes entendent à la fois remettre en cause les garanties liées au contrat de travail à durée indéterminée, les conventions collectives et les institutions salariales bâties à la Libération.
En s'appuyant à la fois sur les besoins étroitement consuméristes et les aspirations de la jeunesse à se libérer d'un travail subordonné.
 
Pour combattre donc ces offensives nous ne pouvons nous en tenir au cadre du débat imposé qui circonscrit la critique et les propositions à ce qui est acceptable, intégrable par le capitalisme et ses rapports de domination et d'exploitation.
 
La reconquête de la sécurité sociale c'est revenir aux principes révolutionnaires qui l'ont fondé : régime général, taux unique ETgestion par les travailleurs eux-mêmes!
Donc sans se laisser enfermer par les réformateurs de droite et de gauche dans les discussions sans fin sur le supposé "trou de la sécu",
les  "déficits publics " etc, mais en combattant de front leur argumentation.
 
Être de classe c'est bel et bien conjuguer les luttes et les revendications les plus quotidiennes avec les objectifs de moyen et long terme qui se cristallisent sur la nécessité de sortir du système d'exploitation et donc du capitalisme et mettre en avant des revendications qui sortent du cadre imposé par le système : revenu universel à vie, diminution massive du temps de travail, reconquête de la sécurité sociale sur la base se ses principes fondateurs, objectif de la mise en cause du pouvoir privé entrepreneurial et d'investissement qui s'inscrit dans l'exigence de la collectivisation des moyens de production et d'échange …
Car il ne s'agit pas seulement de sortir de la crise … mais du capitalisme en crise!
 
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[*]
3. Notre rapport avec les autres
[/list]

 
La divergence essentielle entre organisations syndicales ne porte pas sur la question de l'indépendance syndicale qui a servi essentiellement de prétexte contre le mouvement révolutionnaire.
Elle porte essentiellement sur la question des orientations de classe du syndicalisme.
Le " syndicalisme rassemblé" a montré la confusion dont il est le lieu et son inefficacité.
La CFDT, allié privilégié depuis l'adhésion à la CES est devenue la courroie de transmission du parti socialiste, du gouvernement et la complice du MEDEF. Elle accepte toutes les régressions sociales et s'évertue à les faire accepter par les travailleurs. Encouragée et soutenue par toutes ces forces elle vise à devenir la première organisation syndicale de France.
La CGT doit se dégager de ce type de syndicalisme et privilégier la recherche de l'unité à la base et le rassemblement syndical unitaire sur des bases de lutte sans compromission.
 
 
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4. Notre place dans le syndicalisme européen et mondial
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La CES n'est pas un syndicat de lutte.
C'est financièrement et idéologiquement une institution européenne étroitement dépendante de la Commission comme cela s'est encore révélé à l'occasion de la confrontation entre le peuple grec et l'Union européenne.
Si nous recherchons vraiment la plus grande efficacité à l'échelleeuropéenne et mondialedans le respect du pluralisme rien ne devrait s'opposer à une prise de contact confédéral avec la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui regroupe plusieurs dizaines de millions de syndiqués.
 
Il est temps que sur ce terrain aussi la CGT retrouve sa pleine liberté d'action et de décision. Sa pleine et authentique indépendance!
 
La perspective du 17e congrès de la FSM qui doit se tenir à Durban (Afrique du Sud) du 5 au 8 octobre 2016 peut en offrir l'occasion.
 
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5.La démocratie dans la CGT 
[/list]

 
La confédéralisation, le décloisonnement dans la perspective de la convergence des luttes ça ne peut-être la remise en cause du principe fondamental du fédéralisme et du rôle rassembleur des Unions départementales et des Unions locales qui constituent le riche tissu de terrain et de résistance de la CGT.
 
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6.Au final remarques sur la crise et les tâches syndicales 
[/list]

 
La crise du capitalisme est profonde et connaît de nouveaux développements en ce début d'année 2016.
Le capitalisme n'est ni réformable ni moralisable.
Il porte en lui l'aggravation de toutes les inégalités, de toutes les concurrences et de la guerre.
Comme dans toutes les crises systémiques qu'il a connu « il » cherche une issue dans l'aggravation de l'exploitation des peuples et dans les guerres au prix du chaos et de l'alliance de fait avec les forces les plus rétrogrades de notre époque : le mouvement fasciste en Europe et en Ukraine, les mouvements fondamentalistes dans le monde musulman.
 
La lutte pour la paix est donc constitutive de notre combat revendicatif pour la solidarité et la fraternité. Cette lutte doit avoir un contenu anti-impérialiste sans équivoque.
 
Conjuguer la lutte revendicative au quotidien et la participation à la construction d'un grand projet de société radicalement transformateur de la société actuelle c'est un impératif pour sortir des impasses et des immenses dangers de l'heure.
 
Au regard de ces exigences et compte-tenu de son histoire incombe à la CGT des responsabilités qui ne peuvent être assumées que par elle!
 
Le Front Syndical de Classe
18 fevrier


rappel
LA FSC 
voir
http://www.frontsyndical-classe.org/
 Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! » H. Krasucki

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Richard-D-Palao



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MessageSujet: reçu de"anoymous", adressé par mail au FORUM   Mer 2 Mar - 16:20

Citation :
RASSEMBLEMENT CONTRE LE SYNDICALISME RASSEMBLE


Le 51 ème congrès de la CGT se tiendra du 18 au 22 avril à MARSEILLE et bien que le mode de désignation des délégués contribue à; lisserles débats , nul doute que ceux -ci seront animés quand il sera question de faire le bilan du "syndicalisme rassemblé"; en FRANCE et en europe avec la CES . Le document d'orientation justement , mais Est-ce une omission?, ne fait pas le bilan de cette stratégie initiée par LOUIS VIANNET en 1995 ? et au vu des résultats on comprend pourquoi : Aucune avancée sociale majeure ne peut-être mise au crédit du syndicalisme rassemblé , en fait l'unité au sommet avec la CFDT, en FRANCE et avec les syndicats réformistes en EUROPE depuis 1999 date de l'adhésion de la CGT à la CES . Pourtant la direction confédérale persiste dans cette voix et le document d'orientation consiste à graver dans le marbre le syndicalisme rassemblé sans procéder à un constat objectif et sans examiner la possibilité d'une autre stratégie , ce qui constitue donc une tentative de verrouillage du débat . Pour la direction CGT , c'est clair , il n' y a pas d'alternative au syndicalisme rassemblé . Sur ce point , le document d'orientation , pour faire avaler la pilule , est un recueil de tous les poncifs sur l'unité , l'internationalisme , un catalogue de bonnes intentions pour masquer la réalité de ce que furent ces années de collaboration de classe : le remplacement du rassemblement des travailleurs par le rassemblement des directions syndicales sur la base du plus petit dénominateur commun avec pour résultat un syndicalisme au rabais , impuissant à rassembler dans les luttes , un syndicalisme spectateur et donc complice de la mise en place d'une politique entièrement tournée vers la satisfaction des appétits du capital . Mais si cette stratégie du syndicalisme rassemblé a pu pendant quelques années faire illusion , tromper les travailleurs , aujourd'hui , elle a du plomb dans l'aile, avec l' approfondissement de la crise et l'absence de "grain à moudre" , l'extension du chômage, la remise en cause de tous les acquis sociaux , de plus en plus nombreuses sont les voix qui s'élèvent à tous les niveaux de la CGT pour exiger l'abandon de cette stratégie suicidaire qui a considérablement abaissé le niveau des luttes , déconsidéré le syndicalisme jugé co-responsable par les travailleurs de l'aggravation de leurs conditions de vie et du laminage social du patronat effectué sans quasiment aucune opposition digne de ce nom . Cette stratégie à un nom : c 'est celle du renoncement à être ce que nous sommes : UN SYNDICAT DE CLASSE ... et en conséquence , elle est contraire à la charte d'AMIENS , au préambule des statuts de la CGT et aux articles 1 et 5 de ces statuts qui indiquent sans ambiguité que la CGT est une organisation syndicale de classe qui combat le capitalisme , lutte pour l'édification d'une société plus juste qui repose sur l'appropriation collective des moyens de production et qui pour se faire agit pour l'unité de tous les travailleurs 




. TOUTE TENTATIVE DE POURSUIVRE DANS CETTE VOIX DU SYNDICALISME RASSEMBLE EN FRANCE ET EN EUROPE CONSTITUE DONC UN VIOLATION DE NOS STATUTS ET DOIT ETRE COMBATTU COMME TELLE NOTAMMENT LORS DE CE 51 ème CONGRES ET TOUTE DIRECTION QUI TENTERAIT DE VIOLER CES STATUTS , DOIT ETRE DESTITUEE ET REMPLACEE 


... Examinons les faits : notre allié privilégié , la CFDT , a participé à toutes les attaques contre les salaires , la retraite , a couvert toutes les fermetures d'entreprises et les plans de licenciements , a scellé un accord avec le patronat en signant l' ANI , a approuvé l'accord sur les retraites complémentaires , a apprécié positivement les lois MACRON et s'apprête , sous réserve de quelques aménagements mineurs , a approuver la casse du code du travail , etc ... Si ce n 'est pas de la collaboration de classe , qu'est ce que c'est ? .., en privilégiant le syndicalisme rassemblé avec la CFDT qui revendique sa collaboration de classe la CGT devient dans les faits un acteur de cette collaboration avec le patronat e violation de ses propres statuts . Au niveau européen , la CES et les syndicats réformistes qui la composent , jouent le même rôle que la CFDT en FRANCE : depuis sa naissance , aucune avancée sociale majeur pour les travailleurs européens ne peut lui être crédité , au contraire elle a montré son "incapacité " ( volontaire) à lutter efficacement contre la politique d'austérité qui sèment la chômage et la misère , contre le dumping social qui renforce l'exploitation , à aucun moment elle n ' a cherché à coordonner les luttes qui se sont menées dans certains pays alors que c'est son rôle ...PIRE , elle n'a pas apporté son soutien aux travailleurs grecs qui ont tenté de s'émanciper des diktats de l' UE , et encore pire , elle a demandé l'annulation du référendum ou le peuple grec à majoritairement refusé les mesures de super austérité de cette UE , SANS QUE LA CGT NE TROUVE UN SEUL MOT A REDIRE CONTRE CE DENI DE DEMOCRATIE ... Si ce n' est pas de la collaboration de classe , qu'est ce que c'est ? sauf à violer ses propres statuts la CGT ne peut plus rester membre de la CES , organisation de collaboration de classe au service de l'Europe du capital , nos camarades FRACHON et KRAZUKI ont à leur époque justement condamné cette europe du capital et ses institutions , à qui fera t'on croire que cette europe sous "l'impulsion " de la CES est devenue une instituion au service des travailleurs ? le 51 ème congrès doit être l'occasion pour la base de la CGT , majoritairement fidèle au syndicalisme de classe , de dire à la direction confédérale : ça suffit , respectez nos statuts , revenez au syndicalisme de classe , finissez -en avec ce syndicalisme rassemblé qui nous livre pied et poing lié au patronat et agissez pour un syndicalisme des rassemblement des travailleurs qui leur permettra de défendre leurs revendications en choisissant eux-mêmes les formes et la durée des actions susceptibles de réunir le plus grand nombre pour les faire aboutir . Sans tarder , les syndiqués de la CGT doivent s'adresser à leurs camarades qui ont été désigné pour participer à ce congrès et leur donner mandat d'en finir avec la dérive réformiste de la direction et notamment le syndicalisme rassemblé en FRANCE et à la CES




 LONGUE VIE A LA CGT ET AU SYNDICALISME DE CLASSE



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alain
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MessageSujet: je partage assez ce rappel d'un syndicaliste du FSC   Mar 15 Mar - 15:50

Citation :




La CGT continue de se réclamer du syndicalisme de classe et de masse.
Cela statutairement.
Pourtant cela n'empêche pas Philippe Martinez de considérer que le syndicalisme est par essence réformiste!
C'est ainsi que dimanche dernier dans "Le grand jury" sur RTL-LCI aux questions des journalistes de la station ( Elisabeth Martichoux et Guillaume Roquette) qui opposent une CFDT qui serait la seule utile aux travailleurs à la CGT campant dans l'opposition aux réformes il répond :
"C'est une présentation fausse des choses; le syndicalisme est par principe réformiste; on est pour des réformes sociales; en 1936 quand il y a eu les congés payés c'était une réforme"
Et il ajoute
"Je m'explique sur la notion de réforme.
Une réforme sociale c'est pour améliorer le sort des salariés...
Toutes les réformes qui ont été d'ailleurs portées par la CGT.
des réformes c'est un mieux pour les salariés.
La notion de réformiste non-réformiste c'est une fausse notion"
 

En disant cela P. M oublie l'histoire du mouvement syndical et gomme les réalités essentielles de l'heure comme les orientations dont la CGT continue de manière contradictoire à se réclamer :

  • depuis longtemps si ce n'est aux origines du syndicalisme deux courants essentiels s'affrontent : un courant réformiste visant à corriger à la marge le capitalisme, à l'accompagner ET un courant révolutionnaire partisan des luttes quotidiennes de défense des salariés MAIS ayant pour objectif la suppression du salariat et de l'exploitation capitaliste.
     


  • dans la crise actuelle du capitalisme, dans l'insertion de l'Union européenne les classes dirigeantes n'ont aucune réforme véritablement sociale à offrir mais seulement une remise en cause générale de TOUS les conquis des travailleurs en particulier depuis la Libération. On a pu le constater en grand avec le traitement ignoble infligé au peuple grec.
    Comme avec l'acharnement de l'oligarchie de droite et de "gauche" à détricoter les avancées du programme du Conseil National de la Résistance" depuis plus de 30 ans!
    Et c'est ligotter les travailleurs que de continuer à entretenir l'illusion d'une Europe sociale possible dans le cadre des traités actuels ou de laisser croire que de nouveaux conquis sont possibles dans le cadre de "négociations" ou de "concertations sociales" entre"partenaires sociaux".

     


  • c'est par ailleurs ne pas respecter les orientations réaffirmées de la CGT que de la qualifier de réformiste en cantonnant son rôle à l'obtention de réformes sociales alors que dans la tradition séculaire de l'organisation la CGT s'est toujours réclamé de la double tâche du mouvement ouvrier : défense acharnée au quotidien des revendications ET participation à la transformation de la société dans une perspective anti-capitaliste et de subversion de l'ordre social d'exploitation existant.



C'est ainsi que le préambule des statuts actuels affirme :

"Le syndicalisme est né de la double volonté des salariés de défendre leurs intérêts immédiats et de participer à la transformation de la société".
La CFDT a donc choisi son camp et il ne s'agit pas de simples différences qui pourraient être surmontées par un peu de bonne volonté.
Le "syndicalisme rassemblé", syndicalisme de sommet rappelons le, est à cet égard une impasse totale!
C'est de trahison des intérêts des travailleurs qu'il s'agit.
Pour réellement retrouver sa tradition historique, au lieu de reculer devant les accusations de la droite et du MEDEF l'accusant de conservatisme, la CGT doit revendiquer haut et fort son intransigeance dans la défense immédiate des intérêts des salariés, des précaires, des sans emploi, de la jeunesse, des femmes ... ET sa perspective de changer réellement en profondeur la société capitaliste porteuse d'exploitation, de misère, d'humiliations ... et de guerre.
C'est ainsi que la CGT sera réellement utile aux travailleurs.
Des bases de plus en plus nombreuses de la CGT sont de fait sur ces orientations comme en attestent les initiatives très nombreuses qui la placent à la tête des luttes actuelles.
Et c'est au 51e congrès de sortir des ambiguités et des renoncements qui dans les années 90 ont conduit des dirigeants à retirer des statuts l'objectif de "la collectivisation des grands moyens de production et d'échange".
Tous donc dans la lutte pour le retrait de la loi scélérate du travail et pour un congrès de la CGT qui revienne auxexigences révolutionnaires qui ont donné à la "grande dame" son prestige en France et dans le monde!

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Antonio GRAMSCI

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bugsy
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MessageSujet: Re: Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?   Lun 11 Avr - 15:14



Texte complet dont on relèvera la précision et la qualité d'analyse en critique au plus près du texte d'orientation d'origine confédérale !

Le fichier.pdf est accessible à l'adresse suivante :http://dl.free.fr/g75GmGX0X

Le fichier au format .rtf (word) est récupérable ici : http://www.frontsyndical-classe.org/2016/04/51e-congres-contribution-de-stephane-martin-en-association-avec-le-fsc.html
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MessageSujet: Re: Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?   

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Dans 2 mois, le 51e Congrès CGT pour quelle orientation ?
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