RÉVOLUTION OU BARBARIE


 
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 "ROUGE-BRUN"...ou avec une autre dénomination, OUI ça existe!

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alain
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MessageSujet: "ROUGE-BRUN"...ou avec une autre dénomination, OUI ça existe!   Jeu 18 Fév - 16:15

Non seulement ça existe, mais ça se combat
l'ami Canaille dont je ne cesserai jamais de recommander le blog, avait publié en novembre 2014 un excellent papier que je retrouve ici




Citation :

De quoi Soral est-il le fruit
 

Publié le 17 Novembre 2014 

les fruits vénéneux d'un arbre dont les racines sont connues
Les fruits toxiques d'un arbre dont les racines sont connues
Médiapart publie ces jours-ci une étude très intéressante sur "Comment Soral (et ses idées  fascistes - note de Canaille le Rouge) gagne les têtes".(http://www.mediapart.comment-soral-gagne-les-tetes-22 )
Pas une question anecdotique. Elle mérite effectivement en urgence  d'être creusée. L'article pointe les raisons "dans l'air du temps" de l'extension du champ idéologique, de ses ravages, de potentiels qui , il faut le constater, s'affirment chaque jour de façon plus dangereuse.
Une question n'est, du point de vue de Canaille le Rouge, qu'effleurée (du moins insuffisamment scrutée) : à coté du comment, c'est le pourquoi ses idées peuvent gagner des têtes.
L'déologie déployé par Soral puise ses racines dans le racisme et l'antijudaïsme histo(hysté)rique de l'extrême droite française, la même qui avec moins de précaution nageait dans le racisme anti noir, anti arabe anti jaune de  son colonialisme chromosomique, avec la même ardeur que de Lyon à Fourmie en passant par Belleville cette idéologie de la restauration sabrait le Rouge pour garantir le droit au bourgeois de s'enrichir..
On sabrait le rouge et l'indigène, mais on gardait le juif à portée de clairon et de sabre pour le plier et le piller sous la charge dès que possible et pour cela en pemanence le chauvinisme usait de ses ressorces pour l'habiller sur mesure.
Quand dans les années 70, les jeunes fascistes d'Ordre nouveau et autres, avant de se recycler dans le giscardisme jusqu'à l'UMP d'aujourd'hui,  ont mis en place un outil politique qu'ils ont baptisé "front national" en usurpant pour cela le nom d'une des principales organisations civiles et militaires de la Résistance, celle qui sera le creuset des FTPF, dans la gauche d'alors (avec un PS dans les choux) les responsables - dont nombre d'ancien résistants communistes- firent ce que firent un quart de siècle plus tard leur successeur avec Soral : "pas de temps à perdre avec cela, il y a plus urgent à combattre". Le lepénisme devint ainsi ce f-haine qui a sali à jamais leur organisation, celle qui prit cette part décisive au combat antifasciste.
C'est d'ailleurs la pratique identitaire du fascisme : Hitler portait un "socialisme" national comme Mussolini, puis plus tard ses héritiers d'aujourd'hui dans le MSI avec ce terme social dans les intitulés et statuts, comme Pétain dans sa première adresse "au bon français" dénonçait le capital international a égalité du socialisme international lui aussi, pour le qualifier trois mois plus tard d'interlope, puis rapidement de juif stigmatisé dès les années 30 par le PSF, PNS et autres officines de même nature financées par le capital.
Pas de combat de fond contre la camarilla de Lepen hier, "pas menaçant". Pas de temps à perdre avec Soral plus tard. Sauf que ce qui détermine l'état de développement des facismes, c'est l'état réel de la société française, de comment sa crise est subie par ceux que le fascisme vise à intégrer, comment elle est vécue et des recherches individualistes d'issues quand la riposte collective baisse les bras. C'est comme cela que la France sait fabriquer ses "Lacombes Lucien".
Pas de temps à perdre avec çà ? Heureusement qu'en 33-34 les communistes d'alors ont pris le temps d'en perdre sinon en février 34 le fascisme en France passait.
D'un seul coup, depuis quelques temps, cela se réveille (pas trop tôt) mais encore avec une analyse étroite, concentrée sur le champ électoral, partie visible d'un icberg bien plus gigantesque. Une analyse partielle liée à la façon dont les acteurs publics principaux cèdent aux pressions des appareils idéologiques assemblés par ceux qui en tiennent les leviers (presse, radio TV,  école et ses programmes, gourous médiatiques BHLisables) pour conduire le combat réactionnaire et le concentrer dans une logique d'alternance.
Combien certains se concentrent sur un feu que d'autres n'allument pas et, en délaissant leur propre champ de compétence, libèrent l'espace à des gens comme Soral.
Les partis et personnels politiques se disant antifascistes font le dos rond, regardent ailleurs, et surtout ne proposent pas de pistes qui soient en résonnance aux attentes populaire, cela parce qu'ils refusent de s'attaquer réellement aux causes : la nature de ce système qui engendre la bête immonde.
Expliquons-nous.
Le f-haine partie visible de l'iceberg est, maintenant qu'il est installé confortablement,  l'objet de biens des attentions pour le combattre.
Bien. Mais sauf que le mouvement syndical qui se mobilise contre lui (et il a sa place à tenir dans ce combat) s'attaque à la partie électorale des idées d'extrême droite, éventuellement au contenu social de son programme, mais ne mène pas frontalement combat sur la nature de classe du fascisme,  qui le finance, qui il sert. Il ne montre pas combien la lecture communautariste qui structure tous les racismes dont au côté d'un racisme anti arabe galopant monte comme mayonnaise un anti judaïsme qui se redéveloppe sur un terrain qui lui est balisé depuis Daudet – oui vous lisez bien, Alphonse l'ordure initiale et Léon qui l'a suivi) et la clique des ligues anti juive, dans son champ clos  : celui des arguties économiques faisant de Rothschild un banquier honnie face à des banques biens parce qu'enchasublées et goupillonées, qui ne seraient pas aussi cupides que les autres, ceux que Soral nomme "la communauté organisée" pour ne pas risquer les foudres de la justice pourtant très laxistes en matière de racismes. 


Et tout faire pour que personne ne pose la question "qui sont ceux qui à travers la planète possèdent et font fructifier le capital en essorant voir massacrant les peuples ?".
À qui profite le crime,  qui le nourrit ? Et voilà comment est fait le lit d'un Dieudoral qui n'est pas si Sonné que cela tant sa mécanique intellectuelle est sur un chemin que le système balise depuis qu'il s'est réveillé (vite) de sa défaite de 1945.
La position impérialiste d'Israël est certes une donnée incontournable et qui ne peut, ni ne doit être réduite. Le fascisme des théocrates de la torah est identique à celui de la bible ou du coran. 


Bombarder des populations avec de l'uranium appauvrit et exproprier sur des bases raciales n'est qu'une question de technologies. Elle use des mêmes voies que sabreurs ici ou putschistes divers là selon les latitudes, mais l'injustice laboure le champ de toute la réaction et quand il n'est pas travaillé par les idées de luttes solidaires contre la totalité des causes, c'est la haine qui y croit.
Poussons le raisonnement sur le terrain politique et ses représentations d'aujourd'hui. Comme papauté décrétant que la terre est plate, la cohorte des janissaires médiatiques affirme que les ouvriers et employés votent f-haine. Mais les faits sont têtus : les mêmes, quand ils votent et qui représentent plus de 50% du corps électoral votent f-haine à 40%. Les ouvriers, quand ils ont le droit de vote, à 70% de leur représentation sociologique ne vont plus voter.
Des données qui battent en brèches les affirmations de ceux qui ne sont pas à un mensonge près et que veulent bien gober ceux qui ont décidé d'embarquer sur le radeau de la méduse de leur faillite d'hier pour ne pas à avoir à s'expliquer sur les choix de leur trahisons d'aujourd'hui.
Personne qui ne se demande pourquoi, ni si cela n'a pas de cause à rechercher dans la désertion politique, sociale, syndicale de ceux dont c'est historiquement le rôle de combattre le capital et tous ses oripeaux idéologiques, fascisme, racisme, communautarisme compris sur le terrain que s'est approprié le patronat : l'intérieur de l'espace du travail.
Le même patronat classe dominante qui met en concurrence le travailleur d'ici avec celui d'ailleurs et dit que c'est celui d'ailleurs qui, surexploité par lui, est cause des coups subis par ceux d'ici.
Le voilà le bouillon de culture qui fait croitre les germes infectieux d'un Soral et ne pas s'en prendre au capital permet à l'opération de croitre et se répandre.
Allez dire avec une casquette de syndicaliste que voter f-haine, ce n'est pas bien, bien sûr qu'il faut le faire ! Mais aller expliquer à ce même électeur que le fascisme est le fruit de l'exacerbation d'une crise qui en elle-même porte un risque pour le capital et que son fascisme permet de le  circonvenir, faut-il avoir lu Gramsci, Politzer ou Gabriel Péri pour le comprendre et décider le faire partager pour construire une alternative ?
C'est révélateur du gouffre devenue insondable de la disparition des repères et de l'absence d'effort personnels et collectifs pour aider à en (re)construire. Il n'y a pas que la ministre de la culture qui ne prend plus le temps de lire.
Pour des militants ouvriers c'est plus grave, c'est le seul outil dont ils disposent pour contester l'ordre des choses. Et sur ces questions ils délèguent l'analyse à des outils formatés (comment les qualifier autrement ?) par l'ennemi pour légitimer fatalité et résignation.
On commence à mieux cerner le pourquoi les idées de Soral peuvent progresser.
Mais alors comment construisent-ils leur réflexion ? En allant écouter Mélenchon,  Robert Hue ou une séance du GOF ? Avec le risque de les retrouver dans la même salle ? En demandant à ceux qui ont conduit le mouvement social dans l'impasse de donner des conférences pour dire comment ils s'y sont pris ? En proposant une union sacrée de sigles au nom d'une union des forces pour combattre ceux, y compris dans le camp syndical ... qui ont affirmé leur choix de laisser faire voire d'accompagner ce qui fait le lit des Soral ?
Pendant ce temps-là, avec des moyens conséquents, les semeurs de haine,  d'antagonismes raciaux sont à l'œuvre pour le plus grand bénéfice du patronat et de ses instances officielles qui en son nom poussent  les feux.
À l'image de certaines sanies qui déferlent sur les "réseaux sociaux", propos honteux mais, tels rats de la peste, venant aussi du côté dit ou se proclamant progressiste, au nom d'une solidarité rendue douteuse avec le peuple palestinien, on qualifie le capital de sioniste dès qu'apparait une consonance juive dans un patronyme, les mêmes refusant d'user du terme d'impérialisme pour qualifier la théocratie fascisante israélienne tant la réflexion sur l'impérialisme permet de mesurer la responsabilité, souvent la leur,  de ceux qui ont déserté le combat anti-impérialiste.
Beau jeu ensuite pour le camp de la réaction officielle de qualifier d'islamo arabo terroristes les peuples asservis par des potentats théofascistes, qui ne trouvent que dans les thèses de groupes comme Soral une argumentation qui semble construite, mais ne repose de fait que sur le maintien de l'ordre aliénant et son rapport social permanent d'exploitation.
Que les armateurs et pilleurs de l'Afrique,  de toutes confessions travaillent la main dans la main pour mettre à sac un continent ; on ne verra que le diamantaire ou le négociant en bois précieux de nationalité israélienne et(ou) de confession juive), éventuellement le despote des émirats qui finance intégrisme et compagnies maritimes ou pétrolières liées au pillage, mais les mêmes perdent leur accuité visuelle ou détournent la tête pour éviter de voir Bolloré qui leur organise l'exfiltration du pillage pour fournir ses ZZZécologiques batteries indispensable au boboland et à ses profits, où Morgan's, Lehmann Brother's et autre Crédit agricole et équivalent planétaire participer à la curée en se bousculant pour les bonne places .
De même pour ces émirats qui joint-venturisent avec les précédents tout en pratiquant un esclavagisme de droit divin qui permet d'héberger dans des conditions défiants toute comparaison la caste des deux précédents dans des sinécures de rêves. Pas un hasard si BHL vis la vie de Château dans un Maroc liberticide qui reste destination privilégiée du tourisme réac-branché. C'est sur ces miasmes parfois putrides que les idées de Soral trouvent le terrain pour s'ancrer. Exposition des richesses éhontées des nantis, pillage des peuples, surexploitation coloniale de la main d'œuvre métropolitaine quelle que soit son ancienneté dans la communauté nationale (et non pas ethnique ou religieuse).
C'est un terreau pour toutes ces idées qui se sont plus socialement et économiquement combattues.
Et quand on ne combat pas une infection elle se répand.
 

Rédigé par Canaille Lerouge






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