RÉVOLUTION OU BARBARIE


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Les 2 priorités de Martinez....

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Les 2 priorités de Martinez....   Jeu 7 Avr - 1:01

Revenir en haut Aller en bas
arnoldrothstein



Nombre de messages : 58
Date d'inscription : 08/02/2016

MessageSujet: Re: Les 2 priorités de Martinez....   Jeu 7 Avr - 3:06

À la base : "amplifions nos luttes". Moustaches de phoque entre ses dents : "dégonflons la mobilisation". Avec sa clique et, en cœur : "oh là doucement, attendons la négociation". Ou comme le 31 mars sur BFMTV : "Nous attendons un signe ou en tout cas des propos du gouvernement". Ils en connaissent un rayon pour freiner des 4 fers. Certains disent que les meilleurs alliés du Capital, ce sont les bureaucrates syndicaux. Je le pense.

Pourquoi se battraient-ils pour abattre le système capitaliste ? Ils perdraient tous leurs privilèges et avantages.

Prenons le cas de moustaches de phoque : 5200 € net par mois (3 X le salaire médian en France), la "cloche de la conf" (le self) gratos. L'appart de fonction, pas de loyer, et toutes les factures sont casquées par les adhérents. Et pour faire taulier, bah oui, camarades c'est un patron, la bagnole de fonction avec chauffeur et garde du corps. Je me demande même s'il n'est pas habillé et blanchi aux frais de la princesse !

Vous comprendrez avec moi, que le gus tient à préserver son statut de petit bourgeois. Aidé en cela par toute une camarilla, à l'échelon inférieur, qui elle aussi veut conserver ses avantages. Toutes les structures sont verrouillées par ces mecs et nanas qui pour la plupart a un vague souvenir du boulot.

Ainsi, nous saisissons aisément qu'il (moustaches de phoques) essouffle la mobilisation par des journées sans lendemain de plus en plus espacées.

À quoi bon payer une cotisation lorsque ton dirigeant te chie dessus.

À l'occasion, je posterai dans la rubrique histoire du bistro quelques bios de dirigeants CGT qui avaient la lutte des classes chevillée au corps. Pas comme ces pignoufs.

Un truc anecdotique qui me revient. Lorsque Le Paon a été viré, un nouveau bureau national fut nommé. J'ai remarqué que la majorité des membres le composant étaient soit des agents de maîtrise soit des cadres. Comptez donc par curiosité le nombre d'ouvrier !
Et cela me rappelle la terrible bataille interne des années 1920 sur l'adhésion des chefaillons à la conf. J'y reviendrai. Pour aborder ce moment historique de la CGT j'aurai besoin de mes bouquins mais malheureusement ils sont dans les cartons. Je déménage dans peu de temps.

Cela dit je vous offre la lecture de LES CHEFS de Ricardo Flores Magón :

LES CHEFS

Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les préjugés, les préoccupations, les erreurs et les coutumes qui caractérisent les foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu'il lui faut un chef ou un guide pour la mener à son destin. Vers la liberté ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut être guidée, avec la carotte ou avec le bâton. Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles à l'émancipation de l'être humain : elle place sa vie, son honneur, son bien-être, son avenir, sa liberté entre les mains de celui qu'elle fait chef.

C'est lui qui doit penser pour tous, c'est lui qui est chargé du bienêtre et de la liberté du peuple en général comme de chaque individu en particulier. C'est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c'est le chef qui est chargé de le faire. Les masses deviennent donc passives, ne prennent aucune initiative et se traînent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiciens et tous ceux qui aspirent à des postes publics le flattent au moment des élections pour ensuite mieux le tromper une fois qu'elles sont passées. Les ambitieux le trompent à coups de promesses au cours des périodes révolutionnaires pour récompenser ensuite ses sacrifices à coups de pieds une fois la victoire obtenue.

Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d'individus pensants, unis pour atteindre des fins communes à tous mais où chacun, homme ou femme, pense avec sa propre tête et s'efforce de donner son opinion sur ce qu'il convient de faire pour réaliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la liberté et le bien-être de tous fondés sur la liberté et le bien-être de chacun. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de détruire ce qui s'y oppose : l'inégalité. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu'il s'agisse du produit de la nature ou de l'intelligence humaine, passent du peu de mains qui les détiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses besoins.

Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu'on lui obéisse, il veut être au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d'un bon œil la volonté des pauvres d'instaurer un système social basé sur l'égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d'honneur et de gloire qu'ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles.

Ainsi donc, frères mexicains, agissez par vous-même pour mettre en pratique les principes généreux du manifeste du 23 septembre 1911. Nous ne nous considérons pas comme vos chefs et nous serions attristés que vous voyiez en nous des chefs à suivre sans lesquels vous n'arriveriez pas à agir pour la révolution. Nous sommes sur le point d'aller au bagne, non parce que nous sommes des criminels, mais parce que nous ne nous vendons ni aux riches ni à l'autorité, parce que nous ne voulons pas devenir vos tyrans en acceptant des postes publics ou des liasses de billets de banque pour nous convertir en bourgeois et exploiter vos bras.

Nous ne nous considérons pas comme vos chefs mais comme vos frères, et nous irons au bagne le cœur plus léger si, en vous comportant comme des travailleurs conscients, vous ne changiez pas d'attitude face au capital et à l'autorité. Ne soyez pas une masse, mexicains, ne soyez pas la foule qui suit le politicien, le bourgeois ou le caudillo militaire. Pensez chacun avec votre tête et œuvrez selon ce que dicte votre pensée.

Ne vous découragez pas lorsque nous serons séparés par les noires portes du bagne, car seules nos paroles amicales vous manqueront, rien de plus. Des compagnons continuent à publier Regeneración : offrez-leur votre aide pour poursuivre cette œuvre de propagande qui doit être toujours plus vaste et plus radicale. Ne faites pas comme l'année dernière lorsqu'on nous a arrêtés et que votre enthousiasme s'est refroidi, que s'est affaiblie votre volonté de participer par tous les moyens possibles à la destruction du système capitaliste et autoritaire et que seuls quelques uns sont restés fermes.

Soyez fermes à présent ! Ne restez pas focalisés sur nos personnes et, avec un brio renouvelé, offrez votre aide matérielle et personnelle à la révolution des pauvres contre les riches et l'autorité. Que chacun d'entre vous soit son propre chef pour que nul n'ait besoin de vous pousser à continuer la lutte.

Ne nommez pas de dirigeants, prenez simplement possession de la terre et de tout ce qui existe, produisez sans maître ni autorité. La paix arrivera ainsi en étant le résultat naturel du bien-être et de la liberté de tous. Si, à l'inverse, troublés par la maudite éducation bourgeoise qui nous fait croire qu'il est impossible de vivre sans chef, vous permettez qu'un nouveau gouvernant vienne une fois encore se poser au-dessus de vos fortes épaules, la guerre continuera parce que les mêmes maux continueront à exister et à vous faire prendre les armes : la misère et la tyrannie.
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Re: Les 2 priorités de Martinez....   Jeu 7 Avr - 13:16

Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Re: Les 2 priorités de Martinez....   Jeu 7 Avr - 14:50


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/screen48.jpg

Sur twitter un brave militant du P"c"F me répond cela : Discours typique des idiots utiles du patronat…

J'aime les niais, j'aime les niais ... Je vous aime.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les 2 priorités de Martinez....   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les 2 priorités de Martinez....
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RÉVOLUTION OU BARBARIE :: BOîTE À OUTILS DU COMMUNISME :: SYNDICALISME ET MOUVEMENTS SOCIAUX-
Sauter vers: