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 Philippe Martinez veut s’imposer à la tête de la CGT sur une ligne dure

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bugsy
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MessageSujet: Philippe Martinez veut s’imposer à la tête de la CGT sur une ligne dure   Lun 18 Avr - 11:15

Philippe Martinez veut s’imposer à la tête de la CGT sur une ligne dure

La centrale syndicale tient son 51e Congrès cette semaine à Marseille.
À l’image de son action contre le projet de loi El Khomri, la CGT tonne mais ne pèse plus.


En choisissant Marseille la rebelle pour son 51e Congrès cette semaine, la CGT n’avait pas prévu que ce rendez-vous se tiendrait sur fond de mouvement social. Son leader, Philippe Martinez, qui cultive l’image contestataire de sa centrale, ne va pas s’en plaindre, lui qui vient chercher à Marseille la consécration élective, comme Laurent Berger, son homologue de la CFDT il y a deux ans. Si tous deux sont devenus numéro un entre deux congrès, la comparaison s’arrête là. Car le leader de la CGT est arrivé à son poste par surprise. Alors secrétaire général de la Fédération de la métallurgie, il a manœuvré en coulisse avec son prédécesseur, Thierry Lepaon, contraint à la démission par les révélations sur son train de vie. Désigné par ce dernier, il est là grâce à un deal associant certaines grosses fédérations, en particulier l’énergie et les cheminots, dans lequel s’inscrivent l’absolution de Thierry Lepaon de toutes ses fautes et la poursuite de sa prise en charge par la centrale. Celle-ci a déjà coûté 150.000 euros.

Affaire Lepaon

L’affaire Lepaon, qui n’est pas citée dans le rapport financier, est évacuée dans le préambule du rapport d’activité soumis au congrès. Mais, même si beaucoup aspirent à tourner la page, elle devrait être au cœur des débat sur le bilan des trois dernières années, mardi. Des discussions pourraient aussi être vives sur de nombreux autres points, dont la gestion par la direction CGT du conflit sur la loi travail et notamment le temps qu’elle a mis à appeler à se mobiliser le 9 mars ou encore sa méfiance vis-à-vis de la pétition de 1,3 million de signataires initiée par des cégétistes avec Caroline De Haas.

Philippe Martinez a pourtant cherché à verrouiller le congrès. Pascal Fournet, un des nombreux proches de Thierry Lepaon maintenus en place, a veillé sur les désignations de délégués, avec notamment Christine Carlier, qui pourrait entrer au bureau confédéral. Inconnu dans le syndicat, le numéro un de la CGT, dont l’autoritarisme commence à faire grincer des dents, a, lui, écumé la France dans une opération séduction qui marque un renforcement de la présidentialisation de la fonction. Tout comme le court-circuitage des instances dirigeantes sur la future direction, où un trotskiste du Parti ouvrier indépendant (POI) pourrait faire son entrée. Une première. S’il s’inscrit sans ambiguïtés dans le combat de ses prédécesseurs contre le FN, Philippe Martinez cède aux sirènes du populisme. Exemple : son allergie aux « experts », y compris les syndicalistes qui maîtrisent leur sujet. « Les experts, ce sont les salariés », se plaît-il à dire. Même chose sur la loi travail : la CGT a refusé de participer aux consultations habituelles sur tout avant-projet de loi. Alors même que la CGT est à la pointe sur le sujet, avec sa sécurité sociale professionnelle, elle n’a pas cherché à peser sur le contenu du compte personnel d’activité. La CGT tonne mais ne pèse plus.

Reste que le retour après plus de vingt ans à un discours protestataire séduit plutôt dans l’organisation. La présidence Hollande n’y est pas pour rien. « Il y a un grand sentiment de révolte aujourd’hui chez les militants ; s’ajoute à la remise en cause de conquêtes sociales celle des valeurs partagées par la CGT avec les projets de déchéance de nationalité et de constitutionnalisation de l’état d’urgence », explique un dirigeant de la CGT, qui a été marquée par les 9 morts de Charonne, en 1962, en plein état d’urgence.

Mais le cégétisme à la Martinez, qui prône le tout ou rien, n’engrange pas de victoires. Quand on lui demande celles que la centrale peut afficher, il renvoie aux luttes dans les entreprises. La mobilisation contre la loi travail à laquelle ont largement contribué les cégétistes a conduit à des évolutions substantielles du texte, même si elles sont insuffisantes pour la centrale. Pourtant, son numéro un est incapable de les revendiquer, au contraire d’un William Martinet, le jeune leader de l’Unef. « Philippe Martinez vient d’un secteur frappé par la désindustrialisation, donc il est habitué à enquiller les défaites », déplore un responsable CGT.

Leïla de Comarmond

Source : http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021839315895-philippe-martinez-veut-simposer-a-la-tete-de-la-cgt-sur-une-ligne-dure-1214539.php#






Mon sentiment sur ce congrès : tout a été verrouillé par la camarilla. Je n'attends rien de ce congrès à part l'intervention, non prévue par la direction [disons plutôt bloquée], des camarades de Goodyear.
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