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 [ 51e congrès CGT] un bon début......

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alain
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MessageSujet: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Mar 19 Avr - 11:57



C'est le secrétaire de  l'UD des BDR qui a ouvert le Congrès de la Cégèt

Son intervention in extenso
(source ROUGE-MIDI)

http://www.rougemidi.org/spip.php?article9168

Citation :


51e congrès de la CGT : intervention d’Olivier MATEU
 

Ce lundi 18 avril s’ouvrait le 51e, congrès de la CGT. Il revenait au département d’accueil, comme il est de tradition, d’ouvrir les débats par une intervention de bienvenue. C’est Olivier Mateu, secrétaire général de la CGT 13 qui se chargeait de cette tâche dans un contexte marqué par les luttes actuelles et la charge de plusieurs médias contre la CGT en général et celle des Bouches du Rhône en particulier. 
Nous publions ici le texte intégral de cette intervention plusieurs fois coupée par les applaudissements de l’assemblée.



Citation :
Chères et Chers Camarades,
C’est avec beaucoup de plaisir que je vous souhaite la bienvenue à Marseille au nom de l’Union Départementale des Bouches du Rhône, à l’occasion de notre 51e Congrès Confédéral.
Pour nous, accueillir ce Congrès c’est beaucoup de travail, un peu de stress malgré tout, mais c’est surtout l’occasion de participer, dans et en dehors de cette salle, aux débats, rencontres et moments fraternels qui rythmeront toute cette semaine.
Aussi, afin que ces échanges soient fructueux, je vais tenter en 15 mn de vous faire découvrir la CGT des Bouches du Rhône, son histoire, ses militantes et militants. Pour cela, il me faut évoquer à grands traits quelques périodes et combats au cours desquels les militants CGT ont permis qu’aujourd’hui encore, nous ayons un patrimoine industriel et des Services Publics divers et structurants à défendre.
L’année dernière, comme vous tous, nous avons fêté les 120 ans de la CGT. Ce fut naturellement l’occasion de nous plonger dans notre histoire et de vérifier la permanence des attaques du camp d’en face qui, dès lors qu’il est contraint de reculer ou de céder, s’emploie depuis toujours à reprendre ce que nous avons gagné par tous les moyens.
Comme nous célébrons cette année ses 80 ans, je partirai de 1936, le Front Populaire, le soutien à la république espagnole et l’arrivée de milliers de réfugiés, dont les conditions inhumaines d’accueil, similaires à celles réservées à ceux qui aujourd’hui fuient les guerres et la misère, nous rappellent que le capitalisme n’a pas changé.
Vient après ça la seconde guerre mondiale, la résistance contre le nazisme, dans laquelle s’engagent par milliers nos militantes et militants et, au sortir de celle-ci, en 1944, une expérience unique en France qui dura presque 4 ans et que les historiens appellent la période des réquisitions. Parce qu’il fallait, à ce moment-là, à la fois achever la victoire sur les nazis et relancer l’appareil productif du pays, RaymondAUBRAC, Commissaire de la République, procéda à la réquisition d’entreprises stratégiques.
De par la légitimité et le poids de la CGT et du parti communiste, acquis dans la résistance notamment, les travailleurs furent associés à la gestion et à l’organisation du travail. Ils firent alors la démonstration que les travailleurs, avec leur Syndicat, avaient toutes les capacités pour, à la fois gérer leur travail, les productions, et apporter du progrès social car, dans toutes ces entreprises, les travailleurs ont généré des bénéfices et amélioré considérablement les conditions de travail et de vie des salariés et de leurs familles. Mais, parce que cette expérience menaçait le modèle d’exploitation patronale, le gouvernement y mit fin, avant qu’on eut le temps d’inscrire dans le Code du Travail que les patrons ne sont pas indispensables.
Après cela, beaucoup de luttes furent menées, pour la conquête ou la défense de droits et garanties collectives, contre la casse de nos industries et nos Services Publics mais aussi contre les guerres coloniales et pour la paix dans le monde. Je ne peux toute les citer mais je me dois d’évoquer les grandes grèves de 1947, à l’issue desquelles des milliers de dockers marseillais furent licenciés par un patronat revanchard, l’engagement de cette même corporation contre les guerres d’Indochine et d’Algérie, aux côtés de toute la CGT.
Tous ces combats, les Camarades les ont menés en ayant en tête la nécessité permanente d’allier contestation et proposition, résistance et construction d’alternatives, tout en sachant qu’il ne peut y avoir de justice sociale ici, tant qu’il restera un travailleur exploité quelque part dans le monde avec qui nous mettre en concurrence.
Et c’est à partir de ces convictions-là que, depuis la fin des années 60, nous résistons face à un plan de casse de nos industries et Services Publics qui vise à remodeler complètement notre département pour l’offrir aux affairistes qui veulent faire de la Provence le « bronze-cul » de l’Europe.
Sur ordre, ou avec la complicité de l’Union Européenne, tous nos secteurs d’activité ont été ou sont encore attaqués. Depuis la fermeture du Chantier Naval de Port de Bouc en 65, cela ne s’est pas arrêté.
- Il y a eu la sidérurgie avec Ugine Acier, aujourd’hui Ascométal (que la CGT a sauvé récemment de la liquidation par la lutte),
- la Solmer, propriété actuellement du sinistre Mittal (fossoyeur patenté mais protégé du gouvernement et de l’Union Européenne) et toujours dans la tourmente faute d’une véritable politique industrielle dans ce pays,
- il y a eu les Chantiers Navals de La Ciotat et un combat qui dura 20 ans pour arriver à gagner le maintien d’une activité industrielle navale sur le site,
- les Professions Portuaires avec les réformes de 93 et 2008,
- la lutte des mineurs de Gardanne qui repoussèrent de plusieurs années la fermeture de la mine
- les batailles pour sauver la Réparation Navale lourde, attaquée depuis les années 70,
- l’agroalimentaire aussi avec Lustucru à Arles, Nestlé à Saint Menet, St Louis Sucre menacé de fermeture actuellement,
- la Microélectronique avec la fermeture d’El Foundry et les menaces qui planent sur le groupe STMicroélectronique,
- le raffinage avec Lyondell Basell Berre et Total La Mède,
- nos Camarades de la SNCM qui, depuis plus de 10 ans, se battent pour sauver le Service Public de continuité territoriale et leurs emplois et à qui rien n’a été épargné en termes de mauvais coups,
- ALTEO (anciennement Péchiney) à Gardanne, que la ministre de l’environnement s’acharne à malmener pour des considérations faussement environnementales qui masquent mal en réalité les véritables enjeux financiers dans ce dossier,
- les salariés du Grand Conseil de la Mutualité, en lutte depuis 4 ans, pour la survie du réseau de soins mutualistes, etc…..
- ajoutés à cela les effets dévastateurs des politiques d’austérité, les attaques incessantes contre nos Services Publics et notre système de Protection Sociale et vous comprendrez pourquoi, ici, il se passe toujours quelque chose.
Mais si la liste des attaques est bien longue, pas question pour nous de nous résigner ; ce dont ils veulent nous priver c’est de nos droits à travailler et vivre dignement dans les Bouches du Rhône ; il est donc hors de question de nous laisser faire.
Et des raisons d’y croire, nous en avons Camarades et les victoires que nous avons engrangées ces dernières années, nous confortent dans nos convictions qu’il est possible de gagner et d’inverser le cours des choses dans le sens du progrès social.
Je vais donc vous en citer quelques-unes pour étayer mon propos :
- 2005, la CUM et son président Jean Claude GAUDIN, décident d’offrir à Véolia le tramway qu’elle a fait construire avec l’argent du contribuable : nos Camarades traminots partent en grève pour dénoncer ce qui s’apparente alors à une escroquerie et obtiennent que le tramway revienne dans le giron public de la RTM, au service de l’intérêt général et de l’emploi statutaire,
- en 2009, BOLUDA, propriétaire de la CMR, dernière entreprise de Réparation Navale lourde sur le Port de Marseille, décide de fermer parce que le personnel s’est mis en grève pour exiger la réintégration de 7 ouvriers injustement licenciés. Mais la vraie raison est ailleurs, son objectif est d’imposer l’utilisation à outrance de sous-traitants utilisant des salariés détachés, sous-payés et surexploités, en lieu et place des salariés à statut. 503 jours de lutte, un projet alternatif porté par la CGT qui obligera l’État à aller chercher un repreneur.
Cette bataille formidable, combinée à la lutte des travailleurs portuaires du GPMM en 2010, a permis qu’aujourd’hui, des perspectives sérieuses de développement de la réparation navale lourde existent et que soient bientôt remise en service la Forme 10, la plus grande de Méditerranée, capable d’accueillir les navires de croisière et de commerce, de dernière génération.

- 2012, ARKEMA avec la complicité de l’État, décide de se séparer de son pôle vinylique et de l’offrir à un aventurier du nom de Gary Klesh, bien connu dans les milieux financiers comme tueur d’entreprises. Et ce qui devait arriver arriva : Klesh vida les caisses et mis le groupe au bord de la faillite. 
Les Camarades portèrent alors un projet de reprise qui obligea, là aussi, le gouvernement à trouver une solution pour ne pas laisser la main à la CGT qui avait fait la démonstration que si Kem One venait à tomber, cela aurait des conséquences sur toutes les usines pétrochimiques du département et jusque dans le Rhône. En sauvant Kem One, ce sont 20 000 emplois dans cette filière qui ont été sauvés.

- il y a aussi les victoires à Ascométal dont je parlais tout à l’heure, à la Centrale de Gardanne où le groupe EON tenta de faire payer le prix à la CGT en voulant licencier les 2 Secrétaires Généraux du Syndicat. Il a depuis été contraint de renoncer.
- Et puis il y a eu FRALIB devenu SCOP-TI : au bout de 1 336 jours de lutte contre Unilever, multinationale dont les bénéfices se comptent en milliards et qui décida, un jour, de partir produire en Pologne et de continuer à vendre en France pour gagner toujours plus d’argent. Et bien Unilever est parti mais pas l’usine, pas l’outil de production, car nos Camarades ont, par leur combat, contraint le géant Unilever à le leur céder, et depuis, ils s’en servent pour produire du thé et des infusions d’une qualité rarement égalée.
Si je vous le dis, c’est que c’est vrai, parce qu’on boit tous du thé et des infusions maintenant. Au début, pour beaucoup d’entre nous, ça a été dur parce que changer de boisson comme ça, d’un coup, cela nous semblait difficile mais bon, à partir du moment où nos Camarades produisaient, il nous fallait les aider. En fait, la situation s’est débloquée très vite quand on a compris que le thé se prenait à 17 H et l’infusion à 21 H ; il n’y avait donc aucun problème puisque l’heure du Ricard c’est midi et 18 H.
Plus sérieusement, nous sommes très fiers d’avoir pu vous offrir à chacun une boîte de thé de nos Camarades de la SCOP-TI. Quand vous aurez l’occasion de le déguster chez vous, vous lui trouverez un petit goût de fuit de la passion car il est en vrai le fruit de la passion, de ces hommes et de ces femmes, pour leur travail, celui pour lequel ils et elles se sont battus pendant 4 ans, sans jamais rien lâcher, avec à leurs côtés la CGT et des milliers de soutiens de la France entière. Encore bravo à eux !!!!!
De toute notre histoire, des enseignements tirés des luttes anciennes ou récentes, il ressort quelques idées forces que nous essayons de mettre en œuvre pour organiser la riposte.
Tout d’abord, face à l’offensive du patronat et du gouvernement, il est essentiel d’organiser la convergence des luttes pour faire en sorte que personne ne se retrouve isolé dans le combat. Dans le même temps, pour gagner l’élargissement et l’élévation du mouvement social, nous travaillons à la convergence des contenus revendicatifs afin de mettre en évidence la cohérence des attaques dont nous sommes l’objet et le fait que les choix patronaux impactent toujours au-delà de leur cible et touchent les activités connexes, la chaine de sous-traitance et inexorablement les Services Publics et la Protection Sociale , dont le développement et le maintien dépendent des moyens qui leur sont alloués qui, eux-mêmes, sont dépendants des richesses que nous produisons.
Faisant cela, nous travaillons à donner des contenus à notre slogan :
« Pas de Services Publics sans industries,
Pas d’industries sans Services Publics ».

Pour être mené à bien, ce travail nécessite d’être conduit en lien avec les Fédérations, les Syndicats et les Unions Locales pour être au plus près des réalités.
Dans le même esprit, nous avons décidé de bâtir un projet revendicatif départemental qui, bien plus que le recensement des revendications de chaque secteur, devra être le socle commun à toutes nos Organisations dans le département, nous permettant d’avancer ensemble et d’offrir des perspectives au monde du travail qui en a bien besoin dans la période.
C’est de cela aussi dont il s’agit : permettre aux travailleurs de s’impliquer, de se défendre et d’être à l’offensive pour la conquête du progrès social.
La CGT est dans son rôle quand elle est porteuse de proposition alternative et moteur de l’action collective.
Ce projet que nous construisons sera notre contribution au projet revendicatif que les Unions Départementale de PACA ont décidé de porter au niveau régional car, vous vous en doutez, nous ne sommes pas les seuls à subir les assauts du patronat dans la région. Et là encore, c’est un bon moyen pour donner à voir aux salariés, aux retraités et privés d’emplois de la région, qu’ensemble nous pouvons changer les choses et qu’ils n’ont aucun intérêt à tomber dans l’isolement ou exprimer leur mécontentement par le vote fn, ce qui est le cas de trop nombreuses personnes en PACA, qui se laissent séduire par le discours nauséabond de ce parti dont le seul but est de capter la colère de celles et ceux qui sont les premières victimes des politiques d’austérité, pour mieux les diviser, les opposer.
C’est pourquoi nous ne dissocions jamais notre combat contre l’extrême droite de celui contre le capitalisme car, l’histoire l’atteste, dès lors que ce système est en crise, c’est vers le fascisme qu’il nous guide pour préserver ses intérêts.

Dans notre recherche d’efficacité et dans le but d’être en prise avec ce qui bouge dans le monde, nous avons réactivé notre collectif international dont la feuille de route consiste à tisser des contacts avec tous ceux qui, en Europe et au-delà, subissent et combattent les politiques du capital auxquelles nous sommes aussi confrontés. Nous voulons développer, avec tous ceux-là, des solidarités concrètes, être utiles pour faire en sorte que plus jamais, ni eux ni nous, ne soyons les victimes du dumping social et environnemental auquel se livrent les multinationales qui, ici, condamnent nos usines pour aller mieux les exploiter là-bas.
Voilà Camarades qui nous sommes, ce qu’est la CGT des Bouches du Rhône, une CGT qui se veut utile pour le monde du travail, capable de résister et de proposer, bien ancrée sur ses convictions et pleine d’espoir dans nos capacités à gagner le progrès social et la transformation sociale et qui, pour cela, travaille en permanence à l’unité des travailleurs, car cela conditionne toujours la qualité des rapports unitaires et des contenus que nous portons ensemble.
C’est en étant tout ça que nous prenons part, avec vous, aux combats de la CGT, en essayant d’être présents comme nos anciens l’ont été aux côtés des Manufrance, de ceux des Chantiers Navals de la Seyne, aux côtés aussi de ceux que la justice "indépendante" de ce pays essaie de briser pour les empêcher de lutter. Nous étions hier avec les 5 de Roanne, nous serons demain avec les Air France, les Goodyear, les copines de Casino Port St Louis, les Camarades de la SNCM - sur qui plane une amende de près d’un million d’euros - parce que quand on touche à l’un des nôtres c’est à toute la CGT que l’on touche.
La CGT dans la période fait l’objet de beaucoup d’attentions, pas toujours bienveillantes, de la part de certains médias. Nous-même, à l’UD, en avons été la cible et certains journalistes tentent, aux moyens d’articles si peu nobles intellectuellement tant ils sont courts politiquement, de nous dépeindre tantôt trop rouges, tantôt trop vifs et, quoiqu’il arrive en désaccord. A ceux-là nous voulons dire que leur petit jeu ne fonctionnera pas, que nous sommes à la CGT et que nous y sommes bien, que nous prenons part aux débats et que nous sommes confiants dans nos capacités collectives à les mener à leur terme, que nous sommes convaincus que la CGT saura être à la hauteur des enjeux de la période qu’elle créera les conditions pour aller à la gagne et obtenir le retrait du projet de loi travail et que nous prendrons toute notre place dans ce combat.
Enfin, je voudrais pour conclure, saluer l’ensemble des militantes et militants qui vont œuvrer toute la semaine pour que notre Congrès se passe le mieux possible, en ayant une pensée particulière pour nos Camarades de l’Accueil/Sécurité qui, dans la période, sont beaucoup sollicités et qui, par leur implication militante, contribueront à l’organisation et la sécurisation de nos manifs et initiatives ; qu’ils en soient remerciés.
Merci pour votre attention,
Vive les travailleurs en lutte !!
Vivre notre 51e Congrès !!
Vive la CGT !!




MERCI, CAMARADE...........

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Antonio GRAMSCI

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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Mar 19 Avr - 12:37

Un grand merci aux camarades de Rouge Midi http://rougemidi.org/spip.php?article9168

Cette intervention d'Olivier Mateu est remarquable. Malheureusement sur le site confédéral dédié au 51e congrès, la vidéo de 20 mn est ramenée à 44 secondes. Ce qui m'a amené à interpeller les responsables sur la page Facebook de la confédération :



Une heure après mon interpellation, la vidéo n'est toujours pas visible dans son entier.
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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Jeu 21 Avr - 14:39


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/4210.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/4211.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/3710.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/3810.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/3711.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/4110.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/3910.jpg


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/4010.jpg

PAS DE RÉSULTATS DE VOTE POUR LE THÈME 4, POUR L'INSTANT


http://i86.servimg.com/u/f86/19/41/01/43/5310.jpg

Lire aussi : http://revolutionnaires.forumactif.com/t1293-pour-le-retrait-un-point-d-appui


Dernière édition par bugsy le Jeu 21 Avr - 15:52, édité 1 fois
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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Jeu 21 Avr - 14:59


http://www.filpac-cgt.fr/IMG/pdf/Endirectn2.pdf
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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Jeu 21 Avr - 15:05

L'Huma du 21 avril






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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Jeu 21 Avr - 15:13

Notes du mercredi 20 avril par Communistes libertaires de la CGT





La matinée reprend avec le débat sur notre démarche syndicale, le thème 1. Les futurs comités régionaux inquiètent plusieurs délégués qui se prononcent pour une coordination des UD mais contre des « super-préfets ». Le seul amendement significatif intégré par la commission souligne, comme pour répondre aux craintes, qu’il faut donner plus de moyens aux unions locales. Un délégué de la construction (Toulouse) pose la question de syndicaliser les jeunes scolaires, d’autant qu’ils passent de plus en plus de temps en stages à l’entreprise. Mais dans son rapport d’ouverture, Martinez avait d’entré écarté cette idée pour rassurer Unef et Unl. Plusieurs délégués posent la question de la durée trop longue des détachements syndicaux de certains permanents à vie. D’autres demandent des textes de congrès plus courts et moins langue de bois.
Mais nombre de délégués profitent de leur temps de parole pour maintenir la pression sur l’appel du congrès vers la grève générale, et demandent qu’il soit débattu dès aujourd’hui. Les délégués de la fédé des services publics se succèdent sur un ton très critique, expliquant que les réformes de la fonction publique liées à la réforme territoriale c’est déjà la loi El Khomri appliquée aux travailleurs du secteur public et que la réaction confédérale et les documents du congrès sont trop faibles sur ces questions.
Le vote sur le préambule et le thème 1 donne 9% d’abstentions et 30% de contres ! La contestation souffle toujours sur le 51° congrès !

Pendant ce temps Martinez annonce à la presse que la CGT va boycotter la prochaine conférence sociale sur l’écologie, faute d’y être écoutée par le gouvernement.

Le débat enchaine avec le thème 2 sur la construction des luttes. Les Fralib font vibrer le congrès en rappelant leur lutte et la création de leur scoop. Le bureau de congrès annonce que l’appel sera mis en débat cet après-midi ce qui fait un peu baisser la tension. Un seul amendement un peu signifiant est intégré par la commission en ajoutant un mot dans la phrase : les luttes sont un élément constitutif « essentiel » du rapport de force à établir dans la négociation. Et la précision est en effet essentielle !
Les cheminots, plutôt silencieux depuis l’ouverture du congrès se succèdent pour mettre le pied sur le frein, fort de leur légitimité à propos de grève reconductible en pointant les limites bien réelles du mouvement en cours. Le thème 2 est adopté avec 7% d’abstentions et 21% de contres.

De nouveaux invités sont annoncés et applaudis : syndicalistes américains, PCF et NPA.

L’appel du congrès, malgré des interventions qui veulent muscler les formulations est adopté sans amendement à main levée par une très large majorité. Déçus un nombre certain de délégués s’abstiennent et une toute petite minorité vote contre, ce qui peut s’expliquer dans la tension du débat mais est sans doute excessif.

La tension retombée après ce vote, le thème 3 arrive : l’unité et le rapport au politique. Un amendement significatif est intégré par la commission qui dit qu’il est incompatible d’être candidat d’extrême-droite aux élections et membre de la CGT. Les délégués interviennent essentiellement sur deux points. Pour donner plus de précision anti-capitaliste à la formule de « transformation sociale ». Mais surtout pour rejeter le terme de syndicalisme « rassemblé » qui, même redéfini dans le sens de « l’erreur » reconnue par Martinez le premier jour, est bien mal connoté. La demande d’un vote séparé sur ce seul point, soutenu par la salle est refusé par le bureau de congrès.

Le thème 4 sur le syndicalisme international est un peu piégé pour la direction confédérale car si peu de partisans de l’adhésion à la FSM se font entendre, beaucoup pensent que la CGT s’est intégrée au syndicalisme réformiste et institutionnaliser de la CES et de la CSI. Très habilement, le débat est ouvert par un syndicaliste américain qui raconte, film à l’appui l’extraordinaire campagne des salariés des fast-food avec 13 journées nationales de grève aux USA pour doubler le smic (à 15 dollars de l’heure) et obtenir le droit de créer un syndicat dans ce secteur. Plusieurs Etats américains ont d’ailleurs fini par le voter ! Un débat se prolonge au delà de la séance avec la construction de la campagne mondiale contre Macdo et l’annonce que les pressions syndicales débouchent sur un premier succès : le fisc français réclame 300 millions d’impôt à Macdo. Une première victoire car c’est encore loin du compte !
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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Jeu 21 Avr - 15:18

Coup de chaud au congrès de la CGT

Mercredi, la pression est montée pour réclamer un appel à la grève reconductible contre la loi travail.

Dès l’ouverture du 51e Congrès de la CGT, son numéro 1, Philippe Martinez, avait donné une tonalité très protestataire au rendez-vous. Celle-ci est montée de plusieurs crans mercredi lors du débat sur le document d’orientation. La tension était à son paroxysme lorsqu’a été abordé le chapitre consacré à « la construction des luttes ». La discussion s’est concentrée sur la nécessité d’appeler à la « grève reconductible » contre la loi travail à partir du 28 avril.

Le principe d’un appel à la mobilisation contre la réforme du Code du travail avait été acté dès le début des discussions, mais la direction de la CGT avait souhaité n’ouvrir le débat sur le contenu même de cet appel que jeudi. Un mauvais calcul, puisque les interventions se sont, de fait, multipliées dès mercredi. Bon nombre émanaient de mi­litants d’extrême gauche. Très peu ont demandé la « grève générale ». Il est maintenant admis dans l’organisation que « la grève générale ne se décrète ni de Montreuil ni d’ailleurs. Le mouvement se construit avec les salariés en assemblée générale »,a indiqué Philippe Martinez. De nombreux délégués ont de­mandé une « grève reconductible », c’est-à-dire confirmée chaque jour lors d’une assemblée générale. Philippe Martinez l’avait lui-même dit lundi : « Profitons de la période pour évoquer partout toutes les formes de lutte, y compris la grève reconductible. »

« Amplifier la riposte »

La direction du syndicat a fini par accepter de présenter son appel dès l’après-midi du mercredi. « La CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du Code du travail », affirme l’appel. « D’ici le 28 avril, la poursuite de la construction de l’action implique la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les services publics pour que les salariés décident sur la base de leurs revendications et dans l’unité, de la grève et de sa reconduction », ajoute l’appel. Un appel à la reconduction éventuelle de la grève, donc, et non à la grève reconductible systématiquement. Ce texte, qui a été voté à main levée, n’a pas suscité l’unanimité, un quart de la salle ne prenant pas part au scrutin, mais il a été approuvé par une très large majorité.

Leïla de Comarmond Le 21/04 à 07:00, mis à jour à 11:40

Source : http://www.lesechos.fr/journal20160421/lec1_france/021856419657-coup-de-chaud-au-congres-de-la-cgt-1215325.php
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arnoldrothstein



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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Jeu 21 Avr - 19:43

Résultat Élection Commission Exécutive Confédérale


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alain
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MessageSujet: UNE OPINION   Ven 22 Avr - 10:25

LOGE SUR LE FIL ACTU


a chaud, mon sentiment:




http://revolutionnaires.forumactif.com/t1293-pour-le-retrait-un-point-d-appui


Citation :

Nous pouvons avoir,sur des réseaux sociaux, des blogs, des"bistros" comme celui i, x et x débats sur ce qui peut sembler "trop timide", "pas assez ferme",dans l'APPEL du CONGRES CGT 

Personnellement, je pose juste une petite question: 


Sans  la façon encore insuffisante dont les syndiqués ont pu , malgré tant de verrous internes, , faire  entendre  un besoin de "hausser le ton", 
...sans nos manifs et actions diverses, sans y compris"Nuit debout",

...... sans ce bouillonnement de  printemps de type nouveau et qui tranche avec d'autres de ces dernière années, aurions nous , en mains, un APPEL ou figure les termes de"greve reconductible" à PROPOSER  aux travailleurs..

Ce congrès, démontre qu'y compris DANS une ORGA de classe,.... le rapport de forces ..se construit (organisées ou pas)..quand les masses font l'histoire en intervenant!

Reste  à ceux qui sont dans les boites, à celles et ceux qui s'investissent dans TOUTES les expressions de COLERE , à AIDER à ce que le 28 ne soit pas sans lendemain..

Pour  etre clair: celui ou celle qui ne mouillera pas SON maillot, n'aura pas le droit de vouloir la peau de MARTINEZ




Ceci dit par un militant qui n'est pas un naif et qui sait "comprendre" aussi les raisons de quelques"bougés" de la part de certains dirigeants...

Ce n'est pas"innocemment" que je mets en ROUGE  ici, .ce qui n'est pas en GRAS dans l'APPEL...parce que rajouté en raison des débats........

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Antonio GRAMSCI

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bugsy
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MessageSujet: Re: [ 51e congrès CGT] un bon début......   Ven 22 Avr - 18:08


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[ 51e congrès CGT] un bon début......
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