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 PROFITS..SURACCUMULATION? CRISE SYSTEMIQUE

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alain
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Date d'inscription : 09/11/2004

MessageSujet: PROFITS..SURACCUMULATION? CRISE SYSTEMIQUE   Jeu 26 Mai - 8:58

ON peut, c'est mon cas ne pas partager des positions que défent Robert BIBEAU
Selon Agoravoc, il s'agit de ce "Canadien vivant à Montréal. Ex-formateur en perfectionnement des adultes Ex-enseignant d'économie et d'histoire au secondaire (Québec-Canada) Journaliste et analyste en économie politique marxiste. robertbibeau@hotmail.com"






Il se trouve que je suis destinataire de sa"lettre économique"
Dans la dernière reçu hier,R.B invite à lire son papier du 7mai


http://www.les7duquebec.com/7-au-front/profits-trop-eleves-comment-dilapider-ces-deniers-mal-acquis/


PROFITS ABUSIFS, COMMENT DILAPIDER ce FRIC

Citation :





(Le journal financier, The Economist annonce que « les profits sont bien trop élevés ! » et l’économiste Marc Vandepitte commente l’article du quotidien londonien alors que nous analysons et critiquons leurs commentaires (1). Un exercice de critique de l’économie politique capitaliste afin de comprendre pourquoi ils sont prisonniers de leur fric.
 
La désespérance de la gauche bourgeoise
 
La gauche bourgeoise n’en finit plus de s’offusquer de ces monceaux de profits qu’accumulent les multinationales délocalisées qui ne paient ni impôts, ni charges sociales sous aucune juridiction et réclament des aides gouvernementales et exigent que l’on réduise les services publics et les « acquis sociaux » (sic) arrachés par les salariés (au passage, des « acquis sociaux » ça n’existent pas sous le capitalisme – n’existent que des avantages temporairement consentis en temps de prospérité relative et vite retranchés quand la crise arrive). Qu’est-ce qui se cache derrière ces marques de compassion de la petite bourgeoisie à l’endroit de la classe ouvrière paupérisée ? Les « solutions » proposées par les bobos sont-elles réalistes ou une voie d’évitement vers un monde alternatif utopique ? Un monde capitaliste humaniste serait-il à portée de leurs mains de malandrins ?
 
« C’est une guerre de classes que nous vivons, et c’est ma classe qui est en train de la gagner », déclarait le multimilliardaire américain Warren Buffett (2). Pourtant, le richissime capitaliste financier américain avait tout faux. Sa classe hégémonique, ne sachant nullement résoudre les contradictions inhérentes au mode de production capitaliste en crise systémique, n’est pas en train de « gagner » cette guerre de classes, mais elle est en train de la perdre, non sans agresser constamment la classe ouvrière. Le seul espoir que nous chérissons, c’est que notre classe se ressaisisse avant de disparaitre, en même temps que ce mode de production moribond. Ce n’est pas sur les layons du « réformisme » que la classe ouvrière trouvera la voie de son émancipation.
 
Pour l’heure, poursuivons la lecture de l’article du quotidien londonien et de l’analyse qu’en propose l’expertMarc Vandepitte.
 
Le journal The Economist écrit : « L’Amérique était une terre d’opportunité et d’optimisme. Maintenant, l’opportunité semble être réservée à l’élite : deux tiers des étatsuniens croient que l’économie est pipée en faveur d’intérêts particuliers (…) le retour sur investissement des entreprises est 40% plus élevé à domicile qu’à l’étranger (…) L’Amérique est censée être le temple de la libre-entreprise. Elle ne l’est pas » conclu le scribouilleur du journal financier. Il ajoute : « Le problème vient d’un manque de concurrence, du fait d’une vague de 10 000 milliards de dollars US de fusions donnant un pouvoir excessif à quelques oligopoles gigantesques sur le marché boursier ». Il note aussi que les grandes plateformes techniques comme Google,FacebookMicrosoftAppleUberAlibaba, doivent être étudiées de près : « elles peuvent bien ne pas être encore des monopoles en captation de rentes, mais les investisseurs les valorisent comme si elles allaient un jour le devenir » et le journal financier accuse certains actionnaires d’entreprises concurrentes de pousser à des formes d’ententes de non-concurrence. Suis un dossier ou le scribe rappelle le niveau record des profits et la concentration grandissante d’actifs sur les marchés boursiers. Le journal pointe aussi l’anomalie du maintien d’un tel niveau de profits, quand, dans l’histoire, les pics étaient rapidement suivis d’une forte baisse. Et c’est ici que The Economist sort le chat du sac.
 
Le quotidien londonien en appelle à plus de concurrence et moins de règlements sur les marchés boursiers. En effet, les règlements bancaires internationaux entravent les capacités, pour les multinationales n’ayant pas leur siège social aux États-Unis ou en Europe, de pénétrer facilement le marché bancaire occidental pour venir y mener la guerre financière aux dangereux oligopoles technologiques accaparant tout le capital circulant et même davantage, à savoir, du capital fictif et évanescent (de la monnaie crédit de singe sans valeur), une bombe à retardement déposée sur le parquet des bourses mondiales pleurniche le journal financier.
 
Détrompez-vous, The Economist n’est pas devenu l’organe officiel de la gauche bourgeoise occidentale. Le journal joue simplement son rôle de « lanceur d’alerte » auprès de sa classe hégémonique. D’abord, le journal constate qu’il est plus qu’étrange que la récession s’éternisant aux États-Unis, comme dans tout l’Occident, la production globale stagnant – les profits soient de 16 pour cent sur investissement en cette période de récession prolongée ! D’où émane cette plus-value transformée en profit, en intérêt et en dividende sur investissement puisqu’il y a de moins en moins de placements payants ?  Viendrait-elle des opérations d’émission d’argent, ces Quantitative Easing, et ces crédits bancaires que les banques centrales et les banques secondaires essaiment à tout vent (FED et BCE, Banque du Japon, Banque de Chine, Banque de Russie, etc.) ?
 
Il y aura nécessairement un prix à payer quand la bulle financière éclatera inéluctablement pense le graphomane du quotidien financier. Ayant capté d’immenses valeurs capitalistiques, dont certaines ne sont que de la monnaie de crédit adossée à une pyramide de Ponzi, des montages financiers de titres toxiques dérivés (de l’emprunt sur de la plus-value anticipée qui risque de ne jamais se matérialiser), des millions de porteurs seront alors jetés sur le pavé en moins d’une journée, ce qui aura des répercussions sur l’ensemble des marchés boursiers et particulièrement sur les titres manufacturiers qui seront alors en manque de liquidité – tandis qu’ils disposent d’une surabondance de titres présentement – et seront coupés de leurs marchés déjantés. Ce krach s’amorçant aux États-Unis, les autres marchés boursiers, ceux de Chine et de Russie notamment, moins bien intégrés au vaste marché financier occidental par la faute de l’Occident qui les boycotte, profiteront de cet avantage pour fermer leurs marchés aux secousses sismiques américaines et européennes. Le boomerang financier de l’isolement se retournera contre les boursicoteurs et contre les « banksters » occidentaux qui seront les premiers à casquer avertit le quotidien financier. À contrario, les titres manufacturiers inscrits dans les bourses chinoises, russes, indiennes renchériront et les monopoles manufacturiers (producteurs de plus-value) de ces pays « émergents » en profiteront pour s’emparer des marchés qui leur étaient jusqu’ici fermés. Autant dire l’apocalypse pour l’Amérique et pour l’alliance Atlantique.
 
Trop peu d’oxygène – trop peu de profits ?
Trop peu d’oxygène et trop peu de profits « C’est le mantra de ces dernières années : nous vivons au-dessus de notre condition, nous avons creusé des trous qu’il faut à présent combler, il n’y a pas d’argent pour les projets, ni même pour les acquis sociaux, etc. Pour faire redémarrer l’économie et créer de l’emploi, les entreprises doivent recevoir plus d’oxygène, l’État et la sécurité sociale doivent être dégraissés. Il faut donc un « tax shift » au profit des entreprises. Le fardeau sera peut-être lourd à porter temporairement, mais d’après ce raisonnement si la vie économique se porte mieux, en fin de compte c’est nous tous, travailleurs salariés et petits bourgeois, qui en profiterons. Voilà l’antienne dont politiciens et laboratoires d’idées de droite ou de gauche nous rebattent les oreilles ». M. Vandepitte poursuit son allégorie « Ce n’est qu’un énorme mensonge, la réalité est le contraire de ce qu’ils prétendent. Actuellement les entreprises, plus précisément les grandes entreprises, ne manquent pas « d’oxygène », bien au contraire elles en ont trop, beaucoup trop même. Jamais les profits n’ont été aussi élevés qu’aujourd’hui. Pendant le dernier quart de siècle, le taux de profit (3) des entreprises aux États-Unis a grimpé de 9 à 16 %. Dans le même temps, leur part de richesse nationale a doublé (4). En Europe et au Japon, la tendance est similaire » (5).
 
Un atout surréaliste
 
Selon The Economist (…) les profits du big bizness sont « anormalement élevés », voire « trop élevés pour être crédibles (6). Dans une économie saine, la plus grande part des bénéfices vont à de nouveaux investissements, concurrence oblige. Mais les « mégaprofits » actuels sont tellement importants que les entreprises (certaines entreprises NDLR) ne savent qu’en faire. En 2015 l’ensemble des entreprises américaines ont réalisé des gains records de plus de 1 600 milliards de dollars US, alors qu’elles n’ont réinvesti qu’environ 500 milliards de dollars US (7). L’an dernier, rien qu’aux États-Unis, il y avait donc un « excédent » de capital de plus de 1 000 milliards de dollars US. Au niveau mondial on évalue le surplus de capital à 7.000 milliards de dollars US » (8).
 
C’est ce que l’économie politique marxiste appelle la suraccumulation de capitaux. Du capital ne parvenant plus à se valoriser c’est du capital mort, dévalorisé, sans valeur, qui entraine l’économie politique capitaliste dans la chamade. Preuve inexorable que la classe sociale de M. Buffett n’est pas en train de gagner sa guerre de classe au sein du mode de production capitaliste, mais qu’elle est en train de la perdre.  C’est ce que nous appelons le syndrome du « Too big to survive ». L’analyste poursuit l’apologie de la pseudo « réussite » de la classe aux profits invraisemblables.
 
« Pour vous donner une idée, ce montant équivaut aux revenus annuels totaux de l’Amérique du Sud et de l’Afrique. Il équivaut aussi à 50 fois l’aide mondiale au développement. C’est ce capital dormant, aux côtés de l’argent sale, qui est enfoui au Panama et dans d’autres paradis fiscaux. Ce montant gigantesque nous permettrait de créer des dizaines de millions d’emplois, d’introduire la semaine de 30 heures avec maintien du salaire, de relever les allocations au-dessus du seuil de pauvreté, etc.  Proportionnellement, le surplus de capital pour la Belgique reviendrait à quelque 100 milliards d’euros. Un montant fabuleux dont nos ultrariches ne savent que faire. C’est trente fois le trou dans le budget, qu’on voudrait récupérer aux dépens de la population laborieuse. En France, l’excédent de capital reviendrait à 500 milliards d’euros, soit dix fois autant que le plan d’économies de Hollande. D’un côté les gens ordinaires sont de plus en plus pressurés tandis qu’à l’autre bout l’oligarchie accumule des fortunes dont elle n’a que faire. C’est surréaliste ! Il n’y a pas d’argent pour les pensions, la sécurité sociale, l’enseignement ou les soins de santé ? C’est le contraire qui est vrai, il y a de l’argent à la pelle, mais il est détourné de la population laborieuse et thésaurisée par la couche des ultrariches. »
 
Qu’est-ce que l’analyste n’a pas compris et qui le met dans tous ses esprits ? Il est totalement hors de propos du point de vue du mode de production capitaliste de générer des millions d’emplois, de relever le salaire minimum, d’introduire la semaine de 30 heures, ou de relever les allocations sociales ou autres fadaises que colportent les bobos de la gauche en transe socialisante. Cet analyste ne comprend rien à la loi de la valeur, à la loi de l’équivalent général, à la loi de la monnaie-crédit, à la loi de la plus-value source de profits, et à la loi de la composition organique du capital. Toutes ces lois du capitalisme font comprendre que les contradictions du MPC ne peuvent le mener qu’a dépérir, pas à une nouvelle ère de prospérité. Ne sachant rien de tout ceci, l’économiste cherche une voie de sortie visant à réformer le MPC pour le faire mieux fonctionner.
 
Les causes des mégaprofits
 
« Grosso modo il y a trois raisons à ce phénomène des mégaprofits. Premièrement, le taux d’imposition des entreprises est systématiquement revu à la baisse, à quoi il faut ajouter des régimes fiscaux préférentiels pour les plus grandes entreprises. En 1990 le taux d’imposition aux États-Unis s’élevait à 35 % – aujourd’hui il n’est plus que de 20 % (9). En Europe et au Japon, le recul est encore plus important (10). Partout des voix s’élèvent pour baisser encore ce taux d’imposition. À côté de cela il y a l’évasion et la fraude fiscale que nous connaissons maintenant via les Offshores Leaks, Lux leaks, Swiss leaks et autres Panama papers (11).Deuxième raison : la modération salariale. Ces quinze dernières années, le revenu médian des ménages étatsuniens a baissé de 7 % (12). En Europe la part des salaires dans le PNB passait dans la même période de 62 à 58 % (13). Salaires et profits sont des vases communicants : plus les salaires sont bas, plus les bénéfices sont élevés, et inversement (14). La troisième cause est la formation des monopoles. Aujourd’hui 147 superentreprises contrôlent 40 % de l’économie mondiale, et 737 « intégrateurs système » en contrôlent jusqu’à 80 % (15). Les intégrateurs système sont des mégaentreprises qui contrôlent l’ensemble de la chaine de production. Elles ont une marque dominante, contrôlent R&D, imposent les prix aux autres. Autour d’elles elles organisent des grappes d’entreprises de sous-traitance complètement subordonnées à leurs intérêts (16). Beaucoup de branches sectorielles évoluent de plus en plus vers un marché de type « winner-takes-all » (le vainqueur rafle toute la mise), qui permet aux entreprises en question de récolter des mégaprofits (17). Ces bénéfices leur permettent de racheter des sous-traitants ou des concurrents, ce qui augmente encore le degré de concentration. Cela boucle le cercle. »
 
Contrairement à ce qu’affirme le professeur, ces trois « causes » n’en sont pas – ce sont trois conséquences du fonctionnement « normal » du mode de production capitaliste au stade impérialiste déclinant. Le Conseil du patronat, le président de la Chambre de commerce ou le chef du MEDEF vous expliqueront qu’un taux d’imposition plus élevé découragerait la production, et la commercialisation des marchandises « nationales », rendrait les entreprises « nationales » non concurrentielles et affecterait durablement l’emploi. Même raisonnement pour ce qui a trait aux salaires. Des salaires plus élevés que la concurrence internationale entraineraient la délocalisation des emplois vers les régions aux salaires dévalués. Ce ne sont pas les salaires des prolétaires occidentaux qu’il faut relever d’argumenter le PDG milliardaire, mais ceux des ouvriers d’Orient où sa multinationale a délocalisé ses usines il y a plusieurs années pour se défausser des salaires « trop élevés » en métropole. Enfin, vous diront les experts financiers, seules la constitution de méga-oligopoles corporatifs capables de mobiliser d’immenses ressources financières, de générer d’immense production et d’orienter la distribution et la consommation de masses « consuméristes » sont à même de faire leur marque et de s’imposer sur les marchés mondiaux. Sous le capitalisme monopoliste, une firme n’est jamais trop grosse – elle ne peut être que trop petite pour imposer sa loi à l’État bourgeois et à tous ses concurrents, les absorber ou encore les éliminer. Prendre note au passage que la monopolisation n’entraine pas la réduction de la concurrence, mais son exacerbation. Les États bourgeois et les petits capitalistes nationalistes doivent désormais s’habituer aux guerres de titans dans lesquelles ils n’ont que le rôle de figurant. À l’évidence, ni le quotidien financier The Economist ni l’analyste Vandepitte ne parviennent àcomprendre les mécanismes qui expliquent que dans une économie du profit à tout prix, on se désole d’engranger trop de profits… il y a ici comme une antinomie. Nous y reviendrons.
 
Le remède à ce trop-plein de profits
 
M. Vandepitte enchaine : « L’hebdomadaire ultralibéral The Economist ne se préoccupe guère des détenteurs de capitaux qui gagnent des fortunes sur le dos des travailleurs. Mais à ce stade la culture de prédation est allée tellement loin selon le journal que l’oligarchie économique et politique risque de perdre sa légitimité. Cela ressort par exemple des bons scores obtenus par Donald Trump et Bernie Sanders dans les primaires présidentielles aux États-Unis. Mais dans un certain nombre de pays européens également le nombre de votes de protestation atteint un niveau alarmant. En outre ces mégaprofits risquent de nous mener à une récession de longue durée. Des capitaux dormants sont peu avantageux pour la croissance économique. L’approche monétaire via des taux d’intérêt faibles et des injections massives de liquidités sur les marchés financiers n’a guère produit d’effet et a déjà atteint ses limites. Une approche différente s’impose (18).
 
D’aucuns proposent tout simplement de faire tourner davantage la planche à billets et de donner à chaque citoyen quelques milliers d’euros ou de dollars. On en finirait ainsi avec la spirale descendante de la déflation et la demande économique redémarrerait fortement (19). C’est totalement à contrecourant de la politique d’austérité actuelle que nous imposent toutes les élites politiques. Le problème que pose ce genre de remède, c’est qu’il est défavorable aux marchés financiers et qu’il doit être administré par la Banque Centrale, lui qui justement travaille pour les élites financières. Pour attaquer de front la maladie, quatre éléments au moins sont nécessaires :
 
[list="font-family: 'Open Sans', serif; font-size: 16px; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: 25.6px; border: 0px; border-image-source: initial; border-image-slice: initial; border-image-width: initial; border-image-outset: initial; border-image-repeat: initial; font-stretch: inherit; margin-right: 0px; margin-bottom: 30px; margin-left: 0px; outline: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 35px; vertical-align: baseline; color: rgb(68, 68, 68); background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]Pour ranimer l’immense capital dormant aujourd’hui, il faut taxer les millionnaires. Les revenus de cette taxe permettront de lancer un Plan Marshall économique et social qui va dynamiser l’économie et soulager pas mal de détresses sociales.

[/list]
 
 
 
 
« Les actuelles oligarchies politiques occidentales ne sont pas disposées à envisager pareilles propositions. Sporadiquement elles protestent ici ou là contre la culture de prédation des 1 % les plus riches, mais en général ce n’est guère que symbolique. En réalité elles dansent sur la musique de la haute société. Si elles ne suivent pas, c’est elles qu’on fait chanter, comme en Grèce l’an dernier. Il faudra instaurer d’autres rapports de force qui seront construits à partir d’en bas. À cet égard nous voyons des signes prometteurs : le mouvement autour de Bernie SandersPodemosNuit Debout et Syriza (?) Dans l’élaboration de ces rapports de force, les syndicats joueront un rôle irremplaçable en tant que principales organisations de la population laborieuse. Ce n’est donc pas un hasard si aujourd’hui ils sont la cible d’attaques. »
 
Justement monsieur l’adjudant financier, ce n’est pas une « culture », ou une politique volontariste de prédation que la classe ouvrière affronte et confronte, ce sont les lois inexorables du mode de production capitaliste. Impossible de faire fonctionner ce mode de production à contrario de ses lois inéluctables. La production de plus-value étendue est l’objectif à atteindre en même temps que la limite de ce système. Ce que les statistiques publiées par The Economist démontre c’est qu’apparemment le système a si bien atteint ses objectifs qu’il croule sous sa « réussite » (trop de profit et trop de capital à accumuler que l’on ne parvient plus à valoriser, et c’est justement le drame du capitalisme). De fait, pour une part ces profits sont bidon, c’est du capital virtuel inscrit aux livres inflationnistes des monnaies de singe et du crédit virtuel qu’aucun banquier ne pourra jamais récupérer, que peu de particuliers, peu de manufacturiers, peu d’États surendettés ne pourront jamais rembourser. N’a-t-on pas ici la preuve de la limite du mode de production basé sur la plus-value et le profit, quand trop de plus-value entraine l’effondrement de la plus-value, la non-valorisation, et donc, la non-reproduction du capital objet de la production des marchandises ? CQFD.
 
 
Notes
 

  • Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action.


URL : http://www.investigaction.net/the-economist-met-en-garde-les-profits-sont-bien-trop-eleves/        

 

_________________
"Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir."

Antonio GRAMSCI

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