RÉVOLUTION OU BARBARIE


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
arnoldrothstein



Nombre de messages : 58
Date d'inscription : 08/02/2016

MessageSujet: Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette   Mer 17 Fév - 16:56


Plus de 6 millions de chômeurs et ces fumiers de socdems veulent faciliter la semaine de 60 H

Le projet de loi El Khomri va permettre demain aux entreprises de négocier à la carte le temps de travail. Car, s'il ne touche pas à la durée légale, il donnera la main aux employeurs qui pourront avoir recours facilement aux multiples exceptions qui entourent la règle des 35 heures en établissant des accords.

Durée maximale de travail : jusqu'à 60 heures par semaine en cas d'accord

Le projet de loi stipule que la durée quotidienne de travail pourra être portée à 12 heures par accord d'entreprise. Cette possibilité existe déjà dans le Code du travail. Mais, pour la mettre en place, il faut aujourd'hui des « dérogations accordées dans des conditions fixées par décret », autrement dit dans des cas très rares.

Autre changement, la durée moyenne de 44 heures maximum de travail par semaine peut être portée à 46 heures désormais par accord d'entreprise. Avant il fallait un accord de branche, mais aussi un décret, ce qui là encore était très rare. Nouvelle subtilité : cette durée de 44 heures maximum ne court plus sur une période de douze semaines consécutives, mais seize semaines.

Enfin, la durée hebdomadaire peut être portée, en cas de circonstances exceptionnelles, à 60 heures, toujours par accord. Là encore, cette durée est déjà prévue. Mais aujourd'hui, il faut une autorisation de la Direction du travail, ce qui n'arrive quasiment jamais. D'autre part, le texte actuel stipule que les 60 heures concernent « certaines entreprises ». Une notion qui disparaît.

Apprentis : l'inspection du travail hors jeu

Selon le projet de loi, les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour (au lieu de 8 heures) et 40 heures (contre 35) par semaine, si des « raisons objectives le justifient ». Aujourd'hui, c'est déjà possible, mais l'entreprise doit demander l'autorisation à l'inspection du travail « après avis conforme du médecin du travail ». Alors qu'avec ce texte l'employeur devra simplement en informer les deux.

Les astreintes  sur les temps de repos

Le projet de loi prévoit que les temps d'astreinte s'imputent sur les temps de repos lorsqu'ils ne sont pas travaillés effectivement. Le Comité européen des droits sociaux (qui s'appuie sur la Charte sociale européenne) a pourtant condamné le fait qu'ils s'imputent sur le temps de repos. Selon cette charte, toutes les heures de présence (travail ou « inactivité ») sont du travail effectif à prendre en compte pour les durées maximales et les repos, seule une différence de rémunération étant admise.

Coup de canif sur le forfait jour

À l'heure actuelle, un cadre sur deux travaille sans compter ses heures, malgré les 35 heures, mais dans la limite de 235 jours par an. C'est le système du forfait jour appliqué, aux salariés autonomes. Il prévoit 11 heures de repos consécutives. C'est fini. Ces 11 heures de repos pourront être fractionnées. Autre brèche ouverte : dans les entreprises de moins de 50 salariés, plus besoin d'accord collectif. Il suffira que l'employeur se mette d'accord avec son salarié pour le passer au forfait jour.

Télécharger ce projet de loi scélérat : http://www.youscribe.com/Product/Download/2700602?embed=true&key=8f4d639c220b376bd51a28c62f04f9bb0bf1be8a&format=1


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/screen85.jpg
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Le contenu ultra-réactionnaire de l’avant-projet de loi El Khomri   Jeu 18 Fév - 12:58


L'employée du mois félicitée par son patron


Le contenu ultra-réactionnaire de l’avant-projet de loi El Khomri

L’avant-projet de loi de la ministre du Travail touche à une multitude de sujets avec une ligne de force : le primat donné à la négociation au niveau de l’entreprise

Des accords « offensifs » pour développer l’emploi

Le principe des accords de maintien dans l’emploi (AME) a été acté par la loi sur la sécurisation de l’emploi de juin 2013. Les entreprises, en cas de difficultés conjoncturelles et en vue de préserver l’emploi, peuvent, si elles obtiennent l’accord de leurs syndicats, faire varier le salaire ou le temps de travail de leurs employés de manière dérogatoire. Les conditions pour signer ce type d’accord ont déjà été assouplies dans la loi Macron, notamment en allongeant la durée de ces accords à cinq ans, et non plus deux ans seulement.

Autre assouplissement : ces accords peuvent être révisés ou suspendus (dans des conditions qui doivent être fixées à l’avance) si l’entreprise va mieux ou, au contraire, si l’activité se dégrade encore. La grande nouveauté du projet de loi El Khomri est d’élargir considérablement les circonstances dans lesquelles un accord dérogatoire peut être signé en y intégrant le « développement de l’emploi ». En somme, si une entreprise décroche un nouveau contrat pour lequel elle a besoin de faire travailler davantage ses salariés sans les augmenter de manière proportionnelle, elle pourra le faire sous condition d’obtenir la signature de la majorité de ses syndicats et sans limitation dans le temps.

Enfin et surtout, les salariés qui refusent de se voir appliquer l’accord collectif seront licenciés sans que ce soit un licenciement économique (et donc sans les obligations de reclassement qui s’imposent dans ce cas à l’employeur). Le motif du licenciement sera constitué par le fait d’avoir refusé de se voir appliquer l’accord.

Un référendum des salariés

L’article 12 généralise la règle de l’accord majoritaire. Mais à défaut de majorité, un accord signé par des syndicats représentant 30 % des salariés et approuvé par une majorité de salariés sera également valide. Si les syndicats représentant au moins 30 % des suffrages sont favorables à l’accord, ces derniers peuvent en effet demander l’organisation d’un référendum des salariés. Faute d’approbation, l’accord est réputé non écrit. Enfin, le droit d’opposition des syndicats représentant au moins 50 % des salariés est supprimé.

Des règles assouplies et un régime spécial PME pour les forfaits jour

L’avant-projet de loi introduit d’importantes modifications sur les forfaits en jours de deux ordres. D’abord, il assouplit les seuils de durée maximale du travail et minimale de repos imposés au niveau européen. Les motifs de dépassement de la butée des 10 heures de durée quotidienne, jusqu’à 12 heures, sont élargis. Auparavant la possibilité était cantonnée au « surcroît temporaire d’activité », il est prévu de l’autoriser pour « activité accrue ou pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise ». Par accord d’entreprise ou, à défaut de branche, et en passant par une « autorisation de l’autorité administrative » en l’absence d’accord. Idem pour dépasser les 44 heures en moyenne sur 16 semaines (jusqu’à 46 heures) ou encore réduire la durée minimale de repos quotidien en dessous de 11 heures. Ce plancher pourra en outre être réduit sans passer par un accord « en cas de surcroît exceptionnel d’activité », dans des conditions définies par décret.

Un accord ne pourra en revanche pas dépasser le plafond de 48 heures sur une semaine. Comme aujourd’hui, une entreprise qui voudra aller jusqu’à 60 heures devra y être autorisée par l’inspection du travail. Tout cela va évidemment impacter les conditions de travail des salariés en forfait jours. Mais ils n’auront pas leur mot à dire. Le texte exonère les employeurs de faire valider par les salariés déjà concernés la nouvelle architecture des forfaits jour.

L’autre nouveauté concerne les entreprises de moins de 50 salariés non couvertes par un accord collectif. Le texte se propose de permettre la conclusion de forfaits jours « individuels ». Ils devront respecter le plafond de 235 jours travaillés (14 de plus que la « conversion » des 35 heures en jours de travail).

De nouvelles règles pour les heures supplémentaires

S’il maintient un plancher de majoration de 10 %, le texte renvoie désormais à l’entreprise et non plus seulement à la branche la possibilité de fixer un taux inférieur au seuil légal de 25 %. Il élargit en outre la période de référence pour le décompte des heures supplémentaires, qui pourra être portée jusqu’à 3 ans par accord collectif. Et il est précisé que « la mise en place d’un aménagement du temps de travail sur une période supérieure à la semaine par accord collectif ne constitue pas une modification du contrat de travail pour les salariés à temps complet ». Plus besoin, donc, de leur faire signer un avenant comme cela était jusqu’à présent obligatoire.

Un droit à la déconnexion encadré

C'était un des points majeurs du rapport du DRH d'Orange, Bruno Mettling, sur le numérique . Le projet de loi prévoit d’instaurer un droit à la déconnexion. Là encore ses modalités sont renvoyées à la négociation d’entreprise. Mais à défaut, le texte renvoie au seul employeur le soin d’établir les règles à mettre en place pour concrétiser ce droit. Dans les entreprises de plus de 300 salariés, une charte est en outre prévue.

Une taxe sur le détachement des salariés

Le texte comporte aussi plusieurs mesures « pour renforcer la lutte contre le détachement illégal » et notamment une « contribution visant à compenser les coûts administratifs engendré par le détachement en France de salariés par des employeurs établis à l’étranger »


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/screen46.jpg
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Numéro spécial "Casse du Code du travail" de L'Humanité en ligne et gratuit   Jeu 18 Fév - 13:35



Numéro spécial "Casse du Code du travail" de L'Humanité en ligne et gratuit

http://www.humanite.fr/sites/default/files/cassecodetravaidocumenhumanite.pdf


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/screen68.jpg
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: [Avant/Après] Vos droits : le lessivage El Khomri par UGICT CGT   Ven 19 Fév - 7:20



[Avant/Après] Vos droits : le lessivage El Khomri



C'est par ici : http://www.ugict.cgt.fr/articles/references/reforme-el-khomri
Revenir en haut Aller en bas
alain
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 6566
Date d'inscription : 09/11/2004

MessageSujet: La RIPOSTE de CLASSE s'impose!   Ven 19 Fév - 9:41

Serons nous celles et eux qui expliqueront à nos enfants , petits enfants, que les héritiers des Communards se laissèrent arracher tous leurs droits par une bourgeoisie versaillaise , un commando prenant t en otage les seuls créateurs de richesses, pour  obtenir d'un gouvernement socialiste ce que , même la droite sarkosyste n'avait pas osé imposer , de crainte d'une résistance à la hauteur de l'attaque?

La rue serait elle devenue la propriété exclusive des opposants au mariage pour tous, aux pharmaciens, aux notaires, aux patrons taxis,aux médecins, ?





A  la veille de son CONGRES à Marseille, la CGT, comprendra -t-elle qu'il est de sa responsabilité de première ORGANISATION SYNDICALE au passé glorieux, d'appeler à ce  que partout, dans les entreprises, les principes fondamentaux de "démocratie syndiale "et "démocratie ouvrière" soient les outils de la RESISTANCE?



Sur des  bases de  lutte des CLASSES, permettant une mobilisation de MASSE, avec en perspective , non pas la simple recherche  de déclarations unitaires  avec Fo, Sud pour aboutir à  je ne sais quelle"JOURNEE d'action"sans lendemain,!


........ Mais pour travailler à un printemps 2016 de large union des travailleurs, retraités, chomeurs, jeunesse en galère.!

.Sans rien IMPOSER d'en haut, certes mais en jouant le rôle qu'on attend de la CGT: 

-informer, faire débattre, parler"vrai" quant aux enjeux de Société que le CAPITAL nous prépare, "sonner le tocsin", parler de GREVE y compris en envisageant  qu'elle puisse être démocratiquement RECONDUITE, 

-combiner ce qui peur se faire"en bas" et préparer une montée sur PARIS de ceux que GATTAZ veut ramener au 19° siècle , avec l'aide de ses "larbins" en livrais roses , mettant au placard les libertés chèrement acquises ,  se  servant des terroristes pour terroriser les masses avec cet état d'urgence , autre arme contre le  mouvement populaire



Et si c'était cela le débat à mener dans et hors les rangs de la CGT?




Plutôt que de trop passer de temps à trop "amender" telle ou tel passage d'un document d'orientation.....dont j'aimerais qu'on me dise franchement quel syndicat l'a vraiement travaillé en partant des nécessaires confrontations sur  le  fond!


C''est du moins mon opinion ce matin
----------------------
LE VIEUX


NB

A/
Merci  bugsy pour  ton implication pour que ce "forum" aide à INFORMER et débattre..de façon plus "sympa" et bien mieux agenée que lorsque j'étais bine seul auc manettes!



B/Je connais des  militants de tous"niveaux" qui ne partagaent pas cette façon de voir les choses., telles que je les exprime.


ICI, ils pourraient, y compris sous pseudo, donner un autre éclairage..
Sans censure ni procès d'intention!

Plutôt que, trop souvent , voir dans des critiques comme les miennes, une
attaque contre la CGT et ses dirigeants.qu'il faudrait"défendre"


C'est la CLASSE OUVRIERE que la CGT se doit de DEFENDRE face à la violence du CAPITAL!

_________________
"Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir."

Antonio GRAMSCI

Lettres de Prisons
Revenir en haut Aller en bas
alain
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 6566
Date d'inscription : 09/11/2004

MessageSujet: FILOCHE va finir en Camisole de force., atteint de schizophrénie!   Ven 19 Fév - 20:55

Je trouve les réflexions de  cet Inspecteur du Travail(1) toujours intéressantes.


Là ou il commence à me faire c..ier , 'c' est que dirigeant du PARTI SOCIALISTE,(1) lui aussi me rappelle Bourvil dans le sketch de l"eau ferrugineuse"!

https://www.youtube.com/watch?v=0U0rQqKGyQQ

Ce type c'est un peu comme si le bourreau DEIBLER(2)  avait milité pour l'abolition de la peine de mort..



Bref .Bravo GERARD..


mais tu me gonfles Filoche!

Citation :

Attentat contre un siècle de code du travail


  • 19 FÉVR. 2016
     

  • PAR GERARDFILOCHE
     

  • BLOG : LE BLOG DE GERARDFILOCHE



Contre la peine de mort Robert Badinter avait honoré l’humanité entière, contre le code du travail, il se déshonore. Il ment en prétendant réécrire à « droits constants » un code dont il casse les fondements théoriques, juridiques, historiques et pratiq




Et avec lui, tous les Hollande, Valls, Sapin, Macron, Rebsamen, qui, selon la « stratégie du choc », parachèvent brutalement avec le projet de loi El Khomri, la destruction d’un siècle d’histoire du code du travail.




Finies les 35 h
 : les heures supplémentaires pourront être compensées et non plus majorées. La durée maxima hebdo du travail est repoussée de 48 h à 60 h. Sans l’autorisation préalable de l’inspection - qui est supprimée. Il deviendra possible de travailler 12 h par jour et non plus 10 h. Le repos quotidien de 11 h pourra être fractionné ! La forfaitisation par accords individuels pourra aller au delà de toute durée maxima. Les congés payés ne sont plus obligatoires, le salarié peut y renoncer pour de l’argent. Un apprenti pourra travailler 40 h. Il n’y a même plus d’âge plancher pour le travail des enfants. Il n’est plus interdit de payer à la tâche. 



Fin de la mensualisation.
Alors que le code du travail s’était construit autour de la réduction du temps de travail depuis 170 ans, la notion de durée légale est « de facto » supprimée, les entreprises en décideront, au cas par cas, le pistolet sur la tempe de leurs salariés. Les syndicats majoritaires pourront être court-circuités par les syndicats minoritaires qui auront le droit d’en appeler au patron pour qu’il organise un referendum à ses ordres.




Si ses profits et ses dividendes baissent, le patron pourra modifier les horaires à la hausse et les salaires à la baisse (la loi Warzsmann de Sarkozy l’avait autorisé pour un an, la loi Sapin l’avait prévu pour deux ans, là c’est pour cinq ans). Les licenciements sont préprogrammés dés la signature du contrat et les patrons licencieurs abusifs verront leurs condamnations abaissées au maximum. Les inaptes au travail pourront être chassés.




La médecine du travail, les prud’hommes, l’indépendance de l’inspection du travail, les institutions représentatives du personnel sont laminés.




La subordination est remplacée par la soumission. Les droits fondamentaux au travail sont limités « par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise ». Sous couvert de carte ad vitam « personnelle d’activités », une variante de l’ancien « livret ouvrier » du XIX° siècle sera mise en place, le contrat de « gré à gré » imposé par l’employeur l’emportant sur les droits collectifs, avec un mixte de droit civil et de contrat commercial, « ubérisé ». Cette mise à mort des droits conquis par les salariés pendant des décennies mérite un branle-bas de combat pour un appel à la grève générale par tous les syndicats. C’est même urgent vu que la ministre du travail, annonce qu’ils ont l’intention de procéder par coup d’état, avec l’arti


cle 49-3 – pour la raison qu’ils n’ont pas la majorité de gauche pour voter cette forfaiture.



(1)
FILOCHE:


Citation :
Il est membre du Secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994. Il participe ou anime à plusieurs reprises des tendances internationales lors des Congrès mondiaux.
Il anime la minorité « unitaire » de la LCR tout au long des années 1980, avant de créer « Vent d'Est » puis « Démocratie & Socialisme » lorsque survient lachute du mur de Berlin et le refus de la LCR de voter à gauche au scrutin de 1993. Sa tendance, après un stage collectif de réflexion à Revel en juillet 1994, rejoint le Parti socialiste15.





Citation :
Au Congrès de Poitiers des 6 et 7 juin 2015, il se prononce « pour une seule grande tendance de tous ceux qui défendent le meilleur de la tradition socialiste en opposition à un gouvernement qui conduit la gauche dans le mur ». Il soutient la motion B, qui obtient 30 % des voix. Gérard Filoche est alors réélu au bureau nationa
(2) DEIBLER


Citation :
Anatole Joseph François Deibler (29 novembre 1863, Rennes1 - 2 février 1939, Paris) fut un bourreaufrançais. Il a succédé directement à son père au poste d'exécuteur en chef, poste qu'il occupa 40 ans durant. Sur une carrière de 54 ans, il participa à l'exécution de 395 personnes dont 299 en tant qu'exécuteur en chef.
Il est considéré un des plus célèbres bourreaux français,

_________________
"Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir."

Antonio GRAMSCI

Lettres de Prisons
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Re: Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette   Sam 20 Fév - 0:00

Je colle là ma réponse sur Fesse-de-bouc :

Ôte-moi un doute Alain ?  Parles-tu de ce jeune chétif garçon que j'ai connu, il y a 40 ans (photo jointe). Ce petit prince de la ligue qui, un jour de lubie, a décidé d'être le nouveau Marceau Pivert chez les socdems. Car enfin, qu'allait-il cherché, en 1994, avec son groupe d'une centaine d'individus, dans le parti des petits bourgeois ayant 10 ans avant trahi la classe ouvrière ? [Évidemment toi comme moi savons ce que sont historiquement les soces].
Et bien, je vais te le dire, pour les avoir côtoyés. Ils cherchaient des places, des postes, du blé, de la fraîche... comme les maos de 68.
Comme lui, j'ai failli cédé à la tentation des barons soces mais ma conscience de classe m'a ramenée sur terre [bah oui, père prolo du bâtiment, 4 mômes à charge et de plus Coco : la tare, quoi].
Je t'avoue que 30 000 balles par mois comme conseiller d'un ministre c'était alléchant, dans un domaine inconnu pour moi. Je quadruplais mes revenus, ils m'achetaient en somme. Quelle belle vie : le croum de ma baraque payé, mes mômes dans des écoles privées (non je déconne, j'ai pas les mêmes mœurs qu'eux et ma "bourgeoise" est de l'EN), le resto matin-midi-soir (hostie compris), la java en permanence... et le tout aux frais des trimards qui nous ont élus. J'arrête là, je ne peux pas les blairer ces salopes.
Filoche, si tu me lis ! Quel est le résultat depuis 1994 de ton entrisme lambertiste qui va à l'encontre de l'entrisme prôné par Pablo et Mandel que tu as reçu en éducation ? Rien, que dalle ? Non, je ne goure, il y a un résultat visible : tu as pris du bide et un double menton et tu es devenu sectaire au point de me virer sur ton blog, partout  où tu as un contrôle. T'es un stals, Gégé, au sens flics au service d'un groupe bureaucratique mais tu subis l’opprobre de plus stals que toi en la personne du lambertiste Cambadélis aguerri aux méthodes.  
Avec GéGé je dis "Vive la primaire des bobos" [ j'inclus là-dedans, le liquidateur du P"c"F] pour laquelle personne use les touches de son clavier.


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/filoch11.jpg


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/screen89.jpg

Un truc qui m'énerve. Pépère Gégé, bon inspecteur du travail, a la fâcheuse manie de s'attribuer le boulot d'épluchage des textes de Richard Abaudit.


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/screen91.jpg


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/screen92.jpg


Dernière édition par bugsy le Sam 20 Fév - 15:21, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
arnoldrothstein



Nombre de messages : 58
Date d'inscription : 08/02/2016

MessageSujet: Martinez : «Le nouveau code du travail ? Un retour au XIXe siècle»    Sam 20 Fév - 7:55



Martinez : « Le nouveau code du travail ? Un retour au XIXe siècle »

Philippe Martinez, secrétaire ­général de la CGT, appelle à la «riposte» et à «amplifier la ­mobilisation» contre les projets du ­gouvernement.

Que pensez-vous du projet de loi sur la réforme du code du travail ?

Que du mal… Ce texte constitue un ­recul historique pour les droits des salariés, un retour en arrière comme on n’en a jamais vu. Je dirais même un ­retour au XIXe siècle. Il suffit d’ailleurs de voir les acclamations du Medef pour mesurer le niveau de régression que ce texte représente pour les salariés. A tel point qu’on peut se demander si ce n’est pas le patronat lui-même qui a écrit le projet.
Vous avez pourtant été consulté…

Il n’y a pas vraiment eu de concertation. Nous n’avons vu la ministre que deux heures et avons pris connaissance du texte dans la presse… Il nous a été envoyé, dans sa dernière version, dans la nuit de mercredi à jeudi. Pour un gouvernement qui vante le dialogue social…

Quels points vous gênent le plus  ?

Il y a notamment trois points que je voudrais évoquer. La durée du travail, tout d’abord. Dans ses vœux, le président de la République avait répété qu’il ne toucherait pas aux 35 heures. Or, de fait, quand on permet des dérogations dans chaque entreprise à la durée ­légale du travail, c’est une remise en cause des 35 heures. Elles restent le principe mais plus la règle. Deuxième point : l’officialisation de l’inversion de la hiérarchie des normes, autrement dit la primauté quasi systématique donnée à l’accord d’entreprise par rapport à la branche, voire à la loi. Le code du travail ne sera plus qu’un petit livre qu’on posera sur une étagère et qu’on consultera quand on ne saura pas quoi faire. Et la règle de droit s’appliquera de façon totalement différente selon les entreprises, violant ainsi l’égalité des salariés devant la loi. Troisième point : la non-justification des licenciements économiques, ou plutôt la justification apportée par l’entreprise uniquement [sans que le juge ait son mot à dire, ndlr], qui, même sans difficultés, pourra proposer une restructuration.

Et le référendum, c’est plutôt une avancée, non ?

Sauf qu’il a lieu à l’initiative des syn­dicats minoritaires. À la CGT, nous ­sommes pour la consultation des salariés, mais pas sous la forme du chantage, comme on l’a vu chez Smart, où c’est ­l’employeur qui détient les clés en menaçant de fermer la boîte en cas de réponse négative. Aucun gouvernement n’accepterait qu’un groupe de députés minoritaires puissent exiger un référendum sur une loi qui a été repoussée et que le résultat lui soit imposé.

Êtes-vous surpris que ce projet émane d’un exécutif de gauche ?

Moi, je juge sur les actes, pas sur la couleur politique. Or quand je vois que le patronat applaudit ce texte des deux mains, que c’est la droite qui est la plus encline à l’adopter, je me dis que le Président a tourné le dos à ses promesses de campagne, qu’il a choisi son camp. Cette majorité continue, voire accélère, la politique menée par la ­précédente tout en allant au-delà des ­espérances du Medef. Tout cela appelle une riposte.

Vous ne pensez pas qu’assouplir le code du travail puisse favoriser les embauches  ?

La volonté d’aménager le code du ­travail n’est pas nouvelle. Le père de Pierre Gattaz [le patron du Medef] tenait déjà ce genre de discours dans les ­années 80. Et depuis, la droite l’a largement fait. Pour quel résultat  ? Six millions de chômeurs. Et c’est cette voie que l’on nous propose de poursuivre  ?

Vous parlez d’une riposte… Sous ­quelles formes ?

On est train de se réunir, de réfléchir, à la fois au sein de la CGT, mais aussi avec les autres centrales. Il y a déjà de nombreuses mobilisations dans les entreprises, il faut arriver à les conjuguer sur les salaires, l’emploi, les services publics, et bien sûr contre ce texte.

Pensez-vous réussir à mobiliser  ? N’est-ce pas parce que la CGT est trop faible que le patronat parvient à pousser ses pions  ?

La récente journée d’action des fonctionnaires a été forte et, jeudi, dans le secteur de l’énergie, on a atteint des ­records de grévistes. Le vrai problème, c’est plutôt que les salariés ont peu d’occasions de croiser des syndica­listes. Un salarié sur deux ne voit même jamais de syndicaliste. La répression syndicale pèse aussi sur la mobilisation. Quand vous infligez neuf mois de prison ferme à des syndicalistes, cela n’incite pas vraiment à se bouger. Mais nous allons mettre tout en œuvre pour amplifier la mobilisation.


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/62/58/screen26.jpg
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: "bande de bâtards", etc. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère   Sam 20 Fév - 8:52

"bande de bâtards", etc. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère

Revenir en haut Aller en bas
alain
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 6566
Date d'inscription : 09/11/2004

MessageSujet: Hello, PHILIPPE   Sam 20 Fév - 11:20

arnoldrothstein a écrit:


Martinez : « Le nouveau code du travail ? Un retour au XIXe siècle »

Philippe Martinez, secrétaire ­général de la CGT, appelle à la «riposte» et à «amplifier la ­mobilisation» contre les projets du ­gouvernement.



Vous parlez d’une riposte… Sous ­quelles formes ?

On est train de se réunir, de réfléchir, à la fois au sein de la CGT, mais aussi avec les autres centrales. Il y a déjà de nombreuses mobilisations dans les entreprises, il faut arriver à les conjuguer sur les salaires, l’emploi, les services publics, et bien sûr contre ce texte.

Pensez-vous réussir à mobiliser  ? N’est-ce pas parce que la CGT est trop faible que le patronat parvient à pousser ses pions  ?

La récente journée d’action des fonctionnaires a été forte et, jeudi, dans le secteur de l’énergie, on a atteint des ­records de grévistes. Le vrai problème, c’est plutôt que les salariés ont peu d’occasions de croiser des syndica­listes. Un salarié sur deux ne voit même jamais de syndicaliste. La répression syndicale pèse aussi sur la mobilisation. Quand vous infligez neuf mois de prison ferme à des syndicalistes, cela n’incite pas vraiment à se bouger. Mais nous allons mettre tout en œuvre pour amplifier la mobilisation.
 Camarade MARTINEZ,
Je ne doute pas que toi, tes  Camarades du CCN et autres responsables vous réfléchissiez..


Mais l'urgence et la DEMOCRATIE OUVRIERE impliquerait que vous vous mobilisiez pour  TOUT FAIRE pour que les travailleurs soient sur le"pont" sans attendre le résultat de cogitations de "directions syndicales"....pour déjà prendre  la"direction" de la LUTTE D'AUTODEFENSE



Par exemple, puisque les Socialistes et le MEDEF veulent parait il, faire du référendum , un outil de légitimité de "rapports sociaux"....pourquoi ne pas organiser, partout ou 'est possible, avec les autres syndicats s'ils existent, s'ils le veulent,.....un VOTE dans les boites pour approuver ou rejeter la destruction du CODe du TRAVAIL?

Avec bulletins, le  texte de loi, des urnes!

Ce qui impliquerait que d'ores et déjà, un support national genre" NON au retour à l'eclavage" , un engagement clair de  la CGT de TOUT faire pour que la RIPOSTE aille jusqu'à une possible GREVE RECONDUCTIBLE..etc etc

..........................soit rapidement entre  les  mains des militants des  taules!

Voire des UL.
Parce que cela peut permettre d'aller devant des p'tites boites inorganisées ou tu le remarques"Le vrai problème, c’est plutôt que les salariés ont peu d’occasions de croiser des syndica­listes. Un salarié sur deux ne voit même jamais de syndicaliste."


J'ajoute, mais ne t'en offusque pas, c'est qu'aussi, il leur arrive d'en voir trop qui semblent avoir  perdu de vue un souci de redonner  l'espoir, de  se distinguer des charlots de la CFDT...;


Mais insister sur cela, serait  presque..HORS SUJET.....

Il va y avoir un CONGRES de  la CGT.., qui va en débattre et  tirer quelques conclusions, non,

Salutations militantes

-------------------------------------
_________________

_________________
"Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir."

Antonio GRAMSCI

Lettres de Prisons
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Re: Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette   Sam 20 Fév - 18:11


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/scree103.jpg

Source : http://www.orgasociaux.cgt.fr/IMG/pdf/b/9/5/communique_refonte_code_du_travail.pdf
Revenir en haut Aller en bas
bugsy
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 370
Date d'inscription : 16/04/2015

MessageSujet: Re: Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette   Sam 20 Fév - 19:11

Je n'en reviens pas


http://i84.servimg.com/u/f84/19/41/01/43/scree106.jpg
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette   

Revenir en haut Aller en bas
 
Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La directive européenne sur le temps de travail est-elle pour les Militaires ?
» Temps de travail
» Besoin de votre aide pour définir mes possibilités (maladie et temps de travail)
» Temps de travail des militaires du CSTAGN
» Répartition du temps de travail CCN51

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RÉVOLUTION OU BARBARIE :: BOîTE À OUTILS DU COMMUNISME :: SYNDICALISME ET MOUVEMENTS SOCIAUX-
Sauter vers: